Nariphon

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Le Nariphon (thaï : thaï : นารีผล, du pali nārīphala), également connu sous le nom de Makkaliphon (thaï : thaï : มักกะลีผล, du pali makkaliphala), est un arbre de la mythologie bouddhiste dont les fruits ont la forme de jeunes créatures féminines. Ces jeunes filles poussent, accrochées par la tête aux branches de l'arbre[1]. Cet arbre pousse à Himmapan, une forêt mythique où les Gandharvas apprécient ces fruits féminins, qu'ils cueillent et emportent.

L'arbre Nariphon (laque du Phra Pathom Chedi (en), à Nakhon Pathom en Thaïlande).

Le Nariphon est également mentionné dans le Vessantara Jātaka, où Indra fit placer ces arbres autour du bosquet où méditait le bodhisattva Vessantara[2],[3].

Mythes et légendes

Selon la mythologie bouddhiste, le dieu Indra fit construire un pavillon (Sala) pour Vessantara, son épouse et leurs deux enfants. Un jour, l'épouse de Vessantara partit en forêt cueillir des fruits ; elle risquait cependant d’être attaquée par des ermites ou des yogis qui y vivaient. En effet, bien qu’ayant acquis des pouvoirs spéciaux grâce à leur méditation, ils n’avaient pas vaincu la luxure.

Indra créa alors douze arbres Nariphon. Ces arbres portaient des fruits chaque fois qu’elle partait cueillir de la nourriture, distrayant ainsi les hommes. Chaque fruit avait l’image de la belle épouse d’Indra. Les hommes emportaient les fruits dans leur demeure et, après s’être unis à elle, s’endormaient pendant quatre mois et perdaient leurs pouvoirs.

Selon le folklore thaïlandais, depuis la mort de Vessantara et de sa famille, les arbres portent des fruits chaque jour, mais la forêt disparaîtra lorsque les enseignements du Bouddha seront perdus (ce qui, selon les prédictions, se produira cinq mille ans après sa mort). Lorsque les fruits-femmes apparaissent sur les arbres, elles durent sept jours, après quoi elles se flétrissent et meurent si elles ne sont pas cueillies. Elles possèdent les mêmes organes internes que les humains, mais pas d'os. Ces jeunes filles sont également dotées de pouvoirs magiques et habitées par des esprits capables de chanter et de danser[4].

On raconte que deux gousses de Makaliporn se trouveraient dans un temple bouddhiste près de Bangkok. La légende dit qu'elles proviennent d'Himmapan, une forêt mythique[5]. Au temple Wat Pheut Udom, près de Pathum Thani, se trouve une représentation de l'arbre accompagné de fantômes et de scènes infernales[6][,[7].

Selon des récits populaires, l'arbre pousserait quelque part dans les monts Phetchabun, et les canulars sont fréquents ; on trouve notamment des images de jeunes filles Nariphon poussant dans les arbres[8] ainsi que des représentations de jeunes filles Nariphon desséchées[9].

Le mythe de Nariphon a inspiré le film thaïlandais de 2006 Nariphon (thaï : นารีผล, "Lierre du diable"), avec Chayanan Arjpru, Tassachol Pongpakawat et Paymanee Sangkakorn[10] ainsi que le film de 2010 Nariphon Khon Phrueksa (thaï : นารีผล คนพฤกษา, "Nariphon, le peuple de l'arbre"), avec Phasakon Phomrabut et Thanmon Theklamlong[11].

Les arbres Nariphon sont connus sous le nom d'arbres Thuyaung au Myanmar et Nari-Lata-Vela au Sri Lanka. Le Nariphon apparaît également dans l'épopée laotienne Sang Sinxay[12].

Voir aussi

Notes

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