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Nathalie Deruelle

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Nathalie Deruelle
Nathalie Deruelle en 2005.
Fonction
Directrice de recherche au CNRS
Biographie
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Directeur de thèse
Luis Bel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Nathalie Hélène Christine Deruelle, née à Creutzwald le , est une physicienne française, directrice de recherche au CNRS, membre du laboratoire astro-particules et cosmologie de Paris-Diderot et affiliée à l'institut Yukawa de Kyoto.

Ancienne élève de l’École normale supérieure de jeunes filles (S 1971)[1], son principal axe de recherche est la théorie de la relativité générale[2] qu'elle a enseignée à l'École polytechnique et à l'École normale supérieure de Paris[3]. Elle est également affiliée à l'Institut Yukawa de physique théorique (en) de Kyoto[4].

À côté de ses travaux de recherche, c'est également une vulgarisatrice scientifique qui donne des conférences[3],[5],[6] et rédige des ouvrages destinés au grand public[7],[8] ou de niveau universitaire[9]. Elle fut la directrice de thèse des astrophysiciens David Langlois, Jean-Philippe Uzan et Alain Riazuelo[10] et était proche de Steven Hawking[11]. Son père est l'essayiste Jean Deruelle.

Travaux de recherche

Elle a notamment étudié, avec le cosmologiste Thibault Damour, la propagation de la force gravitationnelle[12],[13] dans des systèmes binaires, appelés pulsars binaires composés d'un pulsar et d'une étoile à neutrons[14]. Leurs recherches ont abouti en 1985 et 1986 à une formule mathématique donnant le temps que mettent à arriver jusqu'à la Terre les signaux électromagnétiques émis par le pulsar d'un système binaire. Cette formule a simplifié les calculs utilisés précédemment[15] et a facilité la modélisation de ces systèmes, de leur évolution et des interactions gravitationnelles, notamment celles qui conduisent à des émissions d'ondes gravitationnelles et la déformation des ondes lumineuses et les effets de la gravité sur les mouvements des étoiles à neutrons[16],[17],[18],[19], dont fait partie PSR B1913+16[20].

Lors de sa leçon inaugurale du , le Prix Nobel de physique nouvellement nommé Joe Taylor, explique le rôle de cette formule de chronométrage, dans les études qu'il a menées sur le système B1913+16 et qui ont permis de démontrer des variations lors de la mesure précise des impulsions du pulsar, dues à la présence d'ondes gravitationnelles. Cette lecture est publiée quelques mois plus tard dans la Reviews of Modern Physics[21]. En 2004, la formule également connue sous le nom de D&D a été reprise et perfectionnée par des astrophysiciens colombiens[22].

Récompenses

Publications

Notes et références

Voir aussi

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