Nathalie Junod Ponsard

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Nathalie Junod Ponsard
Nathalie Junod Ponsard en novembre 2013.
Naissance
Nationalité
Activités
Formation

Nathalie Junod Ponsard, née en 1961 à Compiègne, est une artiste visuelle contemporaine française dont le principal médium est la lumière.

Nathalie Junod Ponsard est née en 1961 à Compiègne[1]. Elle commence des études d’art dans le premier cycle de l'École supérieure des beaux-arts de Nantes en 1982[2]. Elle est diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs en 1986. Elle s'installe en Inde de 1989 à 1990, avec une bourse de recherches et création Romain Rolland du ministère des Affaires étrangères[3]. Elle retourne en Asie en 1997, pendant deux ans vit et travaille à Hong Kong et, ensuite, à Singapour. En 2002, elle revient à Paris.

Elle enseigne actuellement à l'ENSAD[3] et à EnsadLab[4] (enseignante-chercheuse).

Démarche artistique

Nathalie Junod Ponsard réalise des installations lumineuses, conçues en fonction du contexte et de l’espace qui les accueille[5]. Ses œuvres in situ sont souvent à échelle monumentale : elles prennent place dans des environnements intérieurs ou extérieurs (musées, galeries, monuments historiques, espaces publics ou milieux urbains)[5]. L’art de Nathalie Junod Ponsard s'inscrit principalement dans le mouvement Light and Space, marqué par les œuvres de James Turrell et Robert Irwin[6].

La démarche de Nathalie Junod Ponsard allie recherche formelle et exploration scientifique[5]. Ses installations sont pensées pour exploiter la lumière et ses effets[6]. L'artiste collabore régulièrement avec des scientifiques ; elle s'intéresse à l'influence des longueurs d'onde sur nos systèmes cognitifs et biologiques[6]. Ces environnements immersifs se caractérisent par des transitions chromatiques progressives et rythmées ; elles sont imaginés pour transformer les espaces d'exposition en paysages sensoriels : le spectateur fait l'expérience d'une relation nouvelle entre son corps, la lumière et l'espace architectural[5].

Œuvres principales

En France

Œuvres permanentes

Nathalie Junod Ponsard réalise des installations permanentes au Centre Georges Pompidou entre 2005 et 2010, intitulées Phénoménologie de la lumière et En flottement. Elles transforment l'architecture existante en révélant les éléments techniques du bâtiment à travers des lignes lumineuses. À la Manufacture des Gobelins, à Paris, elle crée en 2011 Étendues latérales, une installation permanente qui utilise la lumière comme partition visuelle. En 2007, elle conçoit, pour l'ENSAV à Versailles, L'invisibilité, qui joue sur le phénomène d'absorption de la lumière artificielle orange par une surface bleuie. Depuis 2017, Le dépli de la lumière orne un immeuble du 13ème arrondissement de Paris : un paysage lumineux où des bandes chromatiques se diluent et réapparaissent selon des rythmes irréguliers. La place Malraux à Paris accueille de 2010 à 2020 Crépuscule persistant, une commande publique du Ministère de la Culture et du CNAP[5].

Œuvres temporaires

Lors de la première Nuit Blanche à Paris en 2002[5], Nathalie Junod Ponsard présente Deep Water à la piscine Pontoise : elle immerge les nageurs dans une lumière rouge tandis que les coursives et le plafond sont dans une lumière verte. En 2018, elle crée pour le Musée de la Chasse et de la Nature Twilight, une errance latérale, un bain lumineux qui abolit les frontières entre l'environnant et l'environné. Pour la Maison Hermès à Paris, elle réalise en 2008 Horizon persistant, qui affecte la perception du temps et de l'espace. En 2013, son exposition L'épaisseur de la lumière, à l'Espace Fondation EDF, utilise la lumière rouge et bleue pour révéler les volumes dans un mouvement rotatoire. En 2014, elle crée La lisière du visible à la Basilique Saint-Denis, œuvre lumineuse qui révèle les gisants. Dans le cadre du projet Embellir Paris, elle installe en 2019 Précieuse brillance sur la place de l'Europe, un hommage à Simone Veil ; 89 000 perles de verre forment un collier de 36 mètres de diamètre, créant une surface réfléchissante qui dialogue avec le paysage urbain[5].

À l'étranger

Œuvres permanentes

Au Musée MACRo de Rome, Nathalie Junod Ponsard installe en 2011 Horizon flottant : la ligne d'horizon monte et descend, offrant des niveaux lumineux fluctuants qui perturbent les repères d'altitude des visiteurs. Cette installation transforme la perception de l'escalier, donnant l'impression que le mur bouge au fur et à mesure que l'on gravit les marches[5].

Œuvres temporaires

À Singapour, l'artiste présente en 2000 Cosmic Geometry à The Substation, une sculpture lumineuse dans laquelle deux astres s'illuminent mutuellement. Également à Singapour, au Singapore Art Museum, elle réalise en 2001 To share the landscape. En 2004, elle crée Vertige en apesanteur au Bauhaus de Dessau, puis Immersion rotatoire à la Jetée des Pâquis à Genève : l'énergie électrique, sous forme de flashs incessants, projette deux lumières aux couleurs complémentaires, qui révèlent les arbres tout en provoquant une sensation de vertige visuel. À Rome, en 2007, elle rend Hommage à Rothko au Palazzo delle Esposizioni et présente Déferlante au Palais Farnèse dans le cadre de l'exposition Luce di Pietra, percorso di arte contemporanea. En 2012, pour la Nuit Blanche de Montréal, elle conçoit As a Waiting Area, une installation immersive utilisant un effet chromatique d'une longueur d'onde de 420 nanomètres, correspondant à un indigo-violet profond, qui modifie la patinoire, l'espace et l'air lui-même. En 2015, elle présente L'espace s'écoule au Musée Luxelake de Chengdu en Chine. À Hohhot, elle participe à la Western China International Art Biennale en 2017 avec In The Center Of Its Halo. En 2020, lors de la Biennale Licht Kunst en Allemagne, elle réalise Circular Wandering sur le Palais de justice à Hildesheim, une installation lumineuse qui questionne la dimension politique de l'art dans l'espace public[5].

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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