Nathalie Kourakine
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Famille |
House of Golovin (d) |
| Père |
Ivan Golovin (d) |
| Mère |
Yekaterina Golitsyna (d) |
| Conjoint | |
| Enfants |
| Distinction |
|---|
Nathalie Ivanovna Kourakine (russe : Ната́лья Ива́новна Кура́кина), née Golovina le à Moscou et morte le à Saint-Pétersbourg, est une compositrice, chanteuse et harpiste russe.
Nathalie Kourakine commence à se produire dans les salons à l'âge de quatorze ans et poursuit cette activité après son mariage avec le prince Alexis Borissovitch Kourakine. Les époux vivent et se produisent à la cour du tsar Paul Ier. Un recueil de trois de ses compositions, intitulé Trois romances pour piano, composées par la princesse Nathalie de Kourakin, est publié et joué au salon de l'impératrice Élisabeth Alexeïevna de Russie[1].
En 1795, un recueil de huit de ses œuvres musicales, Huit romances composées et arrangées pour la harpe, est publié par Breitkopf. Elle est également publiée par Gerstenberg et Dittmar, deux autres éditeurs musicaux importants de l'époque[2].
En 1797, elle est nommée Dame de Petite-Croix de l'Ordre de Sainte-Catherine et devient dame d'honneur en 1826[3].
Après que son mari se soit brouillé avec le tsar, ils déménagent en France. Elle organise un salon parisien en 1815 puis voyage de 1816 à 1819, de 1822 à 1824 et de 1829 à 1830. Son journal de voyage, écrit en français, est finalement publié en 1903[4].
Son œuvre
De son vivant, on attribue à Nathalie Kourakine 45 œuvres musicales[5] et, à ce jour, seul un autre compositeur russe, Ossip Kozlovski, en a composé davantage. Ses compositions sont destinées à l'atmosphère des salons et sont donc écrites pour piano ou harpe, avec ou sans voix.
La plupart de ses compositions sont considérées comme des romances françaises, répondant ainsi à la définition de Rousseau[1].
Hommage
Le Portrait de Nathalie Kourakine par Élisabeth Vigée Le Brun (1797), est conservé à l'Utah Museum of Fine Arts et la représente tenant des partitions qui pourraient être les siennes[6]. En 1829, la peintre écrit une courte autobiographie qu'elle lui envoie[7].
Écrits
- N. I. Kurakina and F. A. Kurakin, Souvenirs des voyages de la princesse Natalie de Kourakine, 1810-1830 : Paris, Vienne, Carlsbad, etc., Moscou, T.I.M., (lire en ligne)