Natividad Almeda-López
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Natividad Almeda-López, née le , morte le à Manille, est une féministe et avocate puis juge philippine.
Elle est la première femme avocate des Philippines[1]. Elle réussit l'examen du barreau en 1914, et est la première femme à défendre une femme devant un tribunal[2],[3]. Elle est aussi la première femme juge du tribunal municipal de Manille.
Elle est considérée comme un « phare du mouvement féministe »[4] et une femme « en avance sur son temps »[5].
Jeunesse, vie familiale
Née en 1892, Natividad Almeda épouse l'avocat et gouverneur Domingo López, à l'âge de 30 ans[3]. Ils ont trois enfants, Marita, Lulu et Jake[6], ce qui est un âge tardif pour l'époque[5]. Elle surprend la société de l'époque en continuant sa propre vie professionnelle, et sans aller habiter chez son mari le gouverneur de la province : c'est lui qui vient lui rendre visite le week-end[5].
Carrière judiciaire et militantisme féministe
Après ses études de droit, Natividad Almeda-López réussit le concours du barreau en 1913, mais elle est trop jeune pour être effectivement admise à plaider, et doit attendre un an avant de rejoindre la liste officielle des avocats[3]. Elle n'est peut-être pas la première femme à avoir réussi le barreau, mais elle est la première à avoir pu réellement exercer sans interdiction de son conjoint[5].
Agée de 26 ans, elle prononce un discours devant l'Assemblée législative des Philippines en faveur des droits des femmes[3].
Elle est recrutée en 1919 par le Bureau de la Justice et promue procureure adjointe au bureau du procureur général[3]. En 1934, le président Manuel Quezon lui confie une nomination permanente au poste de juge municipal du tribunal municipal de Manille, poste qu'elle occupe à titre temporaire pendant trois ans[4]. Dans ses jugements, elle fait attention à la situation matérielle des prévenus, et n'hésite pas à payer elle-même l'amende des démunis[5].
Natividad Almeda-López organise souvent des réunions pour promouvoir les droits des femmes, notamment le droit de vote des femmes[5]. Elle participe à de nombreuses marches et manifestations où elle se fait remarquer de la presse par son comportement et par sa haute stature[5].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, pour échapper à l'occupation japonaise, elle s'échappe de Manille avec ses trois enfants et se réfugie avec eux dans la ville natale de son mari, Tayabas[6].