Nawal M. Nour
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Université Brown
Harvard T.H. Chan School of Public Health (en)
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| Formation |
Harvard Medical School Université Brown Harvard T.H. Chan School of Public Health (en) |
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| A travaillé pour |
Brigham and Women's Hospital (en) |
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| Distinction |
Nawal M. Nour, née en à Khartoum est une obstétricienne soudanaise et américaine. Après des études de droit puis de médecine aux États-Unis, elle se spécialise dans les soins apportés aux personnes ayant subi des mutilations génitales. Elle ouvre la première clinique américaine dédiée à ces questions. Ses recherches sur la santé des femmes sont récompensées de plusieurs distinctions.
Nawal Nour naît en 1966 à Khartoum dans une famille privilégiée : son père est ministre de l'agriculture et sa mère professeure à l'université[1]. Sa famille déménage très vite en Égypte, mais revient ponctuellement au Soudan où ses camarades de jeu lui font part des douleurs suite aux excisions qu'elles ont subies[1],[2]. Elle est également marquée par le livre de Nawal el Saadawi qui raconte la mutilation qu'elle a subie[3]. Elle fait sa scolarité au Royaume-Uni, à l'American School[1]. A 18 ans, elle part aux États-Unis pour étudier le droit à l'Université Brown[1]. Elle travaille un temps dans un camp de réfugiés, aux Nations unies à la division des femmes et se réoriente en médecine[4]. Elle est acceptée à la Harvard Medical School où elle obtient en 1999 une maîtrise en santé publique[5]. Elle se spécialise en gynécologie à l'hôpital Brigham and Women's de Boston[5].
Travaux
Les recherches de Nawal Nour portent sur les mutilations génitales féminines[1]. Elle s'aperçoit que ses collègues américains ne sont pas formés sur ces questions et, après avoir appris que 7 000 personnes étaient excisées dans le Massachusetts, elle obtient des financements pour réaliser des recherches sur ce sujet[1]. En , elle ouvre la première clinique américaine pour les immigrantes africaines[1]. Elle réalise des opérations permettant de reconstruire l'ouverture du vagin, trouve des solutions d'inversion chirurgicale pour l'infibulation et met en place des protocoles de soutien psychologique[1],[5]. Elle obtient en 2003 une bourse MacArthur pour ce projet. Elle s'investit ensuite dans la lutte contre les mutilations génitales et pour l'amélioration de la santé des femmes, notamment racisées[3],[6].
Hommages et distinctions
- Bourse MacArthur en 2003[7]
- 40 Women To Watch de Forbes en 2017[8]
- Doctorat honoris causa du Bowdoin College[9]
- Doctorat honoris causa du Williams College[9]