Nazlı Eray
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Ankara (Turquie)
| Nom de naissance | Hayriye Nazlı Bütün Eray |
|---|---|
| Naissance |
Ankara (Turquie) |
| Nationalité | Turc |
| Activité principale |
Écrivain, romancier |
| Formation |
Université d'Istanbul |
| Distinctions |
Prix Haldun Taner pour la nouvelle (1988), Prix Yunus-Nadi (2002) |
| Langue d’écriture | Turc (TR) |
|---|---|
| Mouvement | Réalisme magique |
| Genres |
Nouvelles, romans, livres pour enfants |
Nazlı Eray a obtenu son diplôme de Lycée britannique pour filles d'Istanbul (aujourd'hui Lycée anatolien de Beyoğlu) en 1958 et de Collège américain de filles d'Arnavutköy (aujourd'hui Robert College) en 1962[2].
Après le lycée, Nazlı Eray intègre la faculté de droit d'Istanbul, mais se réoriente vers la philosophie en troisième année. Elle quitte cependant l'université avant d'obtenir son diplôme et s'installe à Ankara. De 1965 à 1968, elle travaille comme traductrice au ministère du Tourisme. En 1971, elle souffre d'une grave maladie intestinale et passe trois ans dans un hôpital londonien pour y être soignée. Une fois guérie, elle quitte son emploi dans la fonction publique et décide de se consacrer entièrement à l'écriture. Elle relate son séjour à Londres dans deux recueils de nouvelles intitulés Le Bonheur et L'Histoire de la Douleur (1976). Les personnes qu'elle rencontre à l'hôpital lui inspirent de nombreux personnages de ses autres nouvelles et romans. Lorsque les premières nouvelles de Nazlı Eray furent publiées dans les revues Varlık et Türk Dili, Attilâ İlhan, alors directeur des éditions Bilgi, déclara avoir découvert un style narratif totalement nouveau et l'encouragea à publier ses nouvelles sous forme de livre ; il édita d'ailleurs son premier ouvrage[3],[4].
En 1977, invitée par l'Union internationale des écrivains, elle se rendit à l'Université de l'Iowa, aux États-Unis, pour y donner des cours d'écriture créative. Dans ses nouvelles, elle employait une langue riche, colorée et pleine d'humour, et ses récits fantastiques étaient le fruit d'une imagination extraordinaire. Sa nouvelle Karanfil Gece Kursu, extraite de son recueil Yoldan Geçen Öyküler (Histoires qui passent) (1987), lui valut le prix Haldun Taner de la nouvelle en 1988, après quoi elle se consacra entièrement au roman. Elle a reçu le prix Yunus Nadi du meilleur roman pour son livre Aşkı Giyinen Adam (« L'Homme qui portait l'amour »)[5],[6],[7].
Nazlı Eray a collaboré aux journaux Cumhuriyet, Güneş, Radikal et Akşam. Elle est une figure majeure du réalisme magique en littérature turque[8].