Neil Aggett
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Neil Aggett (né le 6 octobre 1953 - mort le 5 février 1982) est un médecin et syndicaliste sud-africain blanc[1].
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Université du Cap Kingswood College (en) |
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Biographie
Aggett naît à Nanyuki, au Kenya. Sa famille déménage en Afrique du Sud en 1964. Il y fréquente le Kingswood College (en) de Grahamstown[2] de 1964 à 1970, puis il entre à l'Université du Cap, où il complète ses études de médecine en 1976[3]
Aggett travaille comme médecin dans des hôpitaux pour noirs à Umtata, Tembisa et, plus tard, à Baragwanath (Soweto). À cette époque, il apprend à parler un zoulou de base[4].
Aggett est détenu, avec sa collègue Elizabeth Floyd, par les forces policières à partir du 27 novembre 1981. Il meurt le 5 février 1982, après 70 jours de détention sans procès. Il devient ainsi le premier blanc à mourir en détention depuis 1963[1].
D'après les forces de l'ordre, Aggett s'est suicidé par pendaison. Cette version est remise en doute[5]. Cinq ans plus tard, le codétenu Frank Chikane témoigne qu'il a vu Aggett revenir à sa cellule avec plusieurs blessures, laissant croire qu'il avait été torturé.
Environ 15 000 personnes participent à ses funérailles le 13 février 1982[6], célébrées par l'archevêque Desmond Tutu[7].
Héritage
Johnny Clegg rend hommage à Aggett dans l'une de ses chansons, Asimbonanga (Mandela), tirée de son album Third World Child (1987). George Bizos en parle également dans No One to Blame?[8].