Neil Cameron devient alors professeur d'histoire et enseigne au Cégep John-Abbott, à partir de 1973, ainsi qu'aux universités Concordia (1974) et McGill (1985). Il devient directeur du St. Lawrence Institute à compter de 1980.
Parallèlement, il entame une carrière de chroniqueur. Il écrit dans le NDG Monitor de 1983 à 1987, dans la revue Idler à partir de 1986, dans le Montreal Daily News en 1988 et au Suburban en 1989[2].
Engagement politique
En 1989, des électeurs libéraux choqués par les politiques linguistiques de Robert Bourassa décident de fonder un autre parti: le Parti Égalité. Entre autres demandes, le parti demande l'abolition de le loi 101 et la reconnaissance de l'anglais comme une des deux langues officielles du Québec[3].
Anglo-québécois, Neil Cameron se reconnait dans ces protestations et est candidat pour le parti dans Jacques-Cartier lors des élections générales de 1989. La plus grande surprise de ce scrutin réside dans l'élection de quatre députés du Parti égalité, dont Cameron, qui obtient 43,9% des voix et 802 voix d'avance sur la députée libérale sortante Joan Dougherty (41,52%).
Il participe aux commissions sur l’Éducation et sur Hydro Québec ainsi qu'au comité d'experts sur les implications de la souveraineté. Dans ce cadre il rédige un rapport allant à l'encontre des conclusions du comité: Souveraineté d'Esprit/Imagining Sovereignty.
En 1993, il présente le projet de loi 199 qui aurait fait de l'anglais et du français les deux langues officielles dans la province, à parts égales.
Durant le mandat, le parti traverse plusieurs crises et ses trois collègues le quittent l'un après l'autre. Au terme du mandat, il est le seul à être encore membre du Parti égalité. Il se représente sous cette étiquette lors des élections générales de 1994 mais termine troisième, devancé par le candidat du Parti québécois (8,77% des voix) et largement battu le libéral Geoffrey Kelly (83,65% des suffrages), un compagnon d'étude avec qui il est ami.
Après l'Assemblée
Après sa défaite, Neil Cameron reprend ses activités d'enseignement et d'écriture. Il collabore à des revues universitaires en tant que chercheur, essentiellement sur l'élite scientifique britannique, et écrit à la rubrique politique dans divers journaux comme The Gazette, principal quotidien anglophone du Québec, The Ottawa Citizen ou encore Policy Options.
De à , il met régulièrement à jour un blog mêlant recherches et opinions.
Vie privée
Neil Cameron épouse Ruth Woodward, avocate à Toronto, en 1970. Le couple se sépare en 1989. Ils ont un fils, Glenn Cameron.