Ellen Wrenshall Grant ( – ) est le troisième enfant et la seule fille du président américain Ulysses S. Grant et de la Première Dame Julia Grant. À l’âge de 16 ans, Nellie est envoyée à l’étranger en Angleterre par le président Grant, et reçue par la reine Victoria. Adolescente, grandissant à la Maison-Blanche, elle attira beaucoup d’attention.
En 1874, Nellie est l’une des rares femmes à se marier à la Maison-Blanche. Son mariage avec l’Anglais Algernon Sartoris donne des enfants, mais le couple se sépare plus tard, et elle obtint le divorce.
Jeunesse
Nellie Grant est née le à Wistonwisch, dans le Missouri, près de St. Louis, sur la plantation d’esclaves du colonel Frederick Dent, connue sous le nom de White Haven[1]. Son père est Ulysses S. Grant, vétéran de la guerre américano-mexicaine, et sa mère Julia Dent Grant, fille du colonel Dent.
Années à la Maison-Blanche
À l’âge de 13 ans, Nellie entre à la Maison-Blanche, après que son père est élu président en 1868. Grant est un général de guerre de Sécession et commandant en chef de l’armée américaine durant l’ère de la Reconstruction. Nellie partage la popularité de son père, le président Grant[1]. La nation était fascinée par Nellie, car elle est la première adolescente à occuper la Maison-Blanche depuis Abby Fillmore.
Parce qu’elle est leur seule fille, avec trois frères, les Grant envoyèrent Nellie à l’école Miss Porter, un pensionnat d’élite pour filles dans le Connecticut[2]. La situation ne dure pas longtemps après que Nellie a envoyé trois télégrammes inquiétants à Grant, qui a cédé et a envoyé une escorte pour ramener Nellie à la Maison-Blanche[2].
Pour tenir Nellie à l’écart des projecteurs, Grant l’a envoyée en voyage à l’étranger en Angleterre, entourée de chaperons de confiance. En Angleterre, Nellie est reçue par la reine Victoria et assiste à de nombreuses garden-parties[2]. Sur le chemin du retour, elle rencontre son futur mari Algernon Charles Frederick Sartoris, un Anglais issu de la «petite noblesse» et héritier potentiel de la fortune familiale. La mère de Sartoris est Adelaide Kemble, ancienne chanteuse d’opéra, et sœur de la célèbre actrice Fanny Kemble. Le père de Sartoris, Edward, est membre du Parlement et a été ministre de la cour européenne britannique.
Mariages et famille
À l’âge de 18 ans, Nellie et Algernon, alors âgé de 23 ans, se marient lors d’un mariage somptueux tenu à la Maison-Blanche le
Grant et Sartoris eurent ensemble quatre enfants, deux fils et deux filles:
Grant Grenville Edward Sartoris (1875–1876)
Algernon Edward Sartoris (1877–1928)
Vivien May Sartoris (1879–1933)
Rosemary Alice Sartoris (1880–1914)
Nellie Grant et Sartoris ont vécu ensemble en Angleterre[2]. Elle n’a jamais pleinement accepté la société anglaise, ni eu l’admiration du peuple britannique que ses parents avaient.
En 1889, le problème d’alcool de Sartoris est hors de contrôle. Nellie, qui aspire à retourner aux États-Unis, obtient le divorce, reçoit un revenu annuel important ce qui lui permet de ramener ses enfants aux États-Unis, où elle obtient une nouvelle citoyenneté par une loi spéciale du Congrès.
Sartoris meurt en 1893 à l’âge de quarante-deux ans, laissant Nellie Grant libre de se remarier.
Second mariage
En 1912, Nellie épouse Frank Hatch Jones, un avocat originaire de Springfield, Illinois. Il est diplômé de l’université de Yale, président du comité démocrate du comté de Sangamon, président de la State League of Democratic Clubs of Illinois.
Nellie est revenue aux États-Unis depuis l’Angleterre pour être auprès de son père malade et de sa famille américaine. En 1885, l’ex-président Grant meurt d’un cancer de la gorge alors qu’il écrivait ses mémoires. Au moment du décès de son père, elle a été honorée par un poème populaire intitulé «Nellie» de l’écrivain Eugene Field.