Ngodo
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Ngodo est une communauté igbo située dans l'ensemble d'Uturu, dans la zone de gouvernement local d'Isuikwuato, au nord de l'État d'Abia, au Nigeria. Elle appartient au secteur administratif d'Achara-Mbaugwu.
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Uturu |
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Communauté rurale |
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Ngodo est parfois associée, dans des publications non spécialisées, au site préhistorique d'Ugwuele. La littérature archéologique désigne cependant ce site sous le nom d’Ugwuele-Uturu et non de Ngodo-Uturu.
Géographie et population
Ngodo se trouve dans la partie septentrionale de l'État d'Abia, à proximité de l'escarpement d'Okigwe[1]. La communauté fait partie de l'ensemble rural d'Uturu, dont les habitants parlent principalement l'igbo et appartiennent à l'aire culturelle igbo du sud-est du Nigeria[2].
Une enquête universitaire consacrée à l'approvisionnement en eau décrit Ngodo-Uturu comme une communauté rurale dans laquelle les ménages utilisent plusieurs sources d'eau. Leur disponibilité varie selon les saisons et les conditions locales[3].
Rapport avec le site d'Ugwuele-Uturu

Le principal site préhistorique étudié dans le secteur d'Uturu est celui d'Ugwuele-Uturu. Il se trouve sur un affleurement de dolérite situé au pied de l'escarpement d'Okigwe. Il est découvert en 1977, lorsque l'exploitation de la roche par une entreprise de construction met au jour une grande quantité d'objets lithiques. Des habitants conduisent ensuite des archéologues de l'université du Nigeria à l'emplacement des découvertes[4].
Deux campagnes de fouilles sont menées entre 1977 et 1981. Elles mettent au jour une accumulation d'objets en pierre atteignant localement plusieurs mètres d'épaisseur. Le matériel comprend des éclats, des nucléus, des ébauches bifaciales, des bifaces, des hachereaux, des pics et des grattoirs. Une grande partie des pièces est cassée ou abandonnée avant son achèvement, ce qui conduit à interpréter l'emplacement comme un atelier de taille installé près de la source de dolérite[5],[6].
Des archéologues ont d'abord attribué cet ensemble à l'Acheuléen, en raison de la forme des bifaces et de la présence de hachereaux. Cette classification a conduit à proposer une ancienneté de plusieurs centaines de milliers d'années et à décrire Ugwuele comme l'un des plus importants ateliers de bifaces connus au Nigeria[7].
Cette datation reste discutée. Aucun reste humain, charbon ou autre matériau permettant une datation directe n'a été découvert dans le principal dépôt lithique. Philip Allsworth-Jones considère que les objets pourraient correspondre à un atelier de fabrication de haches de l'Holocène, plutôt qu'à un site acheuléen. Il souligne également que les fouilles et le matériel archéologique n'ont pas fait l'objet d'une publication complète[6]. Une réévaluation publiée en 2021 conclut que de nouvelles fouilles, accompagnées de datations et d'analyses technologiques, sont nécessaires pour déterminer l'âge et la fonction du site[8].
Des textes consacrés aux origines des populations igbo ont également proposé une succession de plusieurs niveaux d'occupation, avec des éclats de quartz, des outils polis, de l'ocre et des poteries[9]. Ces affirmations ne permettent pas d'attribuer à Ngodo une occupation humaine remontant précisément à 250 000 ans, car la chronologie du site d'Ugwuele-Uturu demeure incertaine[6].
Galerie
- Localisation de l'État d'Abia au Nigeria.
- Échantillon de dolérite, roche employée pour la fabrication des objets lithiques d'Ugwuele. Cet échantillon ne provient pas du site.
- Éclats et nucléus découverts à Bargny 1, au Sénégal, illustrant les déchets produits par la taille de la pierre. Ces objets ne proviennent pas d'Ugwuele.