Nguyễn Đặng Minh Mẫn
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Nguyễn Đặng Minh Mẫn (née le ), initialement esthéticienne, milite pour les droits de l'homme au Viêt Nam. Observant les inégalités sociales dans son pays, elle devient journaliste photo et publie des photographies en ligne[1],[2].
En 2010, à 25 ans, elle participe au mouvement contre les revendications territoriales chinoises en mer de Chine méridionale. Elle prend des photographies du slogan HS.TS.VN posté dans tout le Viêt Nam pour soutenir les revendications de souveraineté vietnamiennes sur les îles de Hoang Sa (îles Paracels) et Truong Sa (îles Spratleys)[3].
Elle documente les violences policières, la corruption gouvernementale et les manifestations pacifiques. Elle prend part à l'importante manifestation contre la Chine du à Saigon[1],[2].
Le , Minh Mẫn, sa mère et son frère sont détenus arbitrairement par les autorités vietnamiennes. En , lors d'un procès de deux jours jugeant 14 activistes vietnamiens, Minh Mẫn reçoit une des condamnations les plus strictes, écopant de 8 ans de prison et 5 ans d'assignation à résidence. Elle est actuellement emprisonnée à Yen Dinh dans la province de Thanh Hoa[3].
Le , dans le cadre d'une répression de masse des jeunesses activistes au Viêt Nam, les autorités arrêtent Nguyễn Đặng Minh Mẫn, sa mère, Đặng Ngọc Minh, et son frère, Nguyễn Đặng Vĩnh Phúc[1]. Les autorités n'avaient pas de mandat mais ont tout de même arrêté la jeune femme, lui confisquant son appareil photo et son matériel de journaliste[3].
Minh Mẫn et sa famille sont détenus arbitrairement pendant 17 mois avant que leur procès n'ait lieu[3].
Condamnation en 2013
Les 8 et , la Cour de justice de la province de Nghê An jugent 14 militants vietnamiens, dont Nguyễn Đặng Minh Mẫn. Au regard de l'article 79 du Code Pénal vietnamien, les peines sont échelonnées entre 3 et 13 ans de prison[4].
Minh Mẫn et sa mère sont accusées d'avoir peint le slogan HS.TS.VN qui représente les revendications de souveraineté vietnamiennes sur les îles Paracels et Spratleys. En réalité, le gouvernement vietnamien approuve le slogan, selon lequel ces îles appartiennent au Viet Nam, mais craint que les manifestations publiques deviennent hors de contrôle[5].
Minh Mẫn et les autres activistes sont aussi accusés de participer au Viêt Tân, parti pro-démocratie, pour une réforme pacifique et politique du Viet Nam[6],[7].
Minh Mẫn est initialement condamnée à 9 ans de prison, puis sa peine est modifiée pour passer à 8 ans de prison et 5 ans d'assignation à résidence[8]. Elle est l'une des trois activistes de ce procès encore détenue arbitrairement.