Nick Sikkuark
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Né à Garry Lake (en) (qui faisait alors partie du Keewatin) de parents inuits netsilik, Nick Sikkuark devient orphelin à l'âge de neuf ans. Il est ensuite recueilli par les pères oblats. Jeune homme, il étudie au séminaire à Winnipeg et à Ottawa avant de s'établir à Kugaaruk, au Nunavut (alors appelé Pelly Bay). C'est en 1976, après un voyage à Montréal pour les Jeux olympiques, qu'il commence à travailler comme artiste à temps plein, réalisant des sculptures qui font appel à son imagination ou reflètent ses rêves. En 2001 ou 2002, à cause de problèmes pulmonaires, il commence à dessiner et à peindre. Bien qu'il soit catholique, ses dessins et peintures représentent également des esprits et des légendes[3],[4].
Œuvre
Son travail a été décrit comme étant une « foisonnante imagerie de paysages arctiques, personnes et animaux, chamans et esprits [...] sous-tendue par des éléments en apparence antinomiques – le naturel et le surnaturel, la joie et la tristesse, l’humour et l’horreur – qui, on ne sait comment, se côtoient sans effort »[5].
Artiste autodidacte, ses œuvres sont principalement exécutées avec des os de baleine, du bois de caribou et de l'ivoire de morse, et se caractérisent par « un esprit drôle et macabre »[6]. Il produit aussi une importante œuvre graphique, avec des dessins au crayon, au graphite et des peintures à l'huile. Il réalise également des livres illustrés pour enfants à la suite d'une commande du ministère de l'Éducation des Territoires du Nord-Ouest[7],[8].
Dans les années 1960, à temps perdu, il réalise des petites sculptures et des représentations d'animaux. Dans les années 1970, il commence à utiliser des matériaux organiques qui définissent sa pratique[9]. Dès les années 1980, alors qu'il est artiste professionnel, il oriente sa production vers des animaux métamorphes et des représentations chamaniques. Au début des années 2000, à la suite de problèmes de santé, il oriente sa pratique uniquement vers le dessin, en utilisant toujours son imaginaire caractéristique[10].
En 2023-2024, le Musée des beaux-arts du Canada lui consacre une rétrospective intitulée Nick Sikkuark : Humour et horreur ᓂᑯᓚ ᓯᑯᐊ. ᐃᒡᓚᕐᓇᖅᑐᑦ ᐊᒻᒪ ᑲᑉᐱᐊᓇᖅᑐᑦ qui présente plus de 100 œuvres[11].
Son travail fait partie, entre autres, des collections permanentes du Musée des beaux-arts du Canada[12], du Musée national des beaux-arts du Québec[13], de la Winnipeg Art Gallery et du Musée des beaux-arts de Montréal[14].