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Tétracarbonyle de nickel

composé chimique From Wikipedia, the free encyclopedia

Le tétracarbonyle de nickel, souvent appelé nickel carbonyle, est un composé chimique de formule Ni(CO)4. Il s'agit d'un liquide incolore à jaune pâle parmi les plus toxiques utilisés en milieu industriel, intervenant dans le procédé Mond de purification du nickel ainsi que dans la chimie des organométalliques.

Nom UICPAtétracarbonylnickel
Synonymes

nickel carbonyle,
nickel tétracarbonyle

Faits en bref Identification, Nom UICPA ...
Tétracarbonyle de nickel
Structure du tétracarbonyle de nickel
Identification
Nom UICPA tétracarbonylnickel
Synonymes

nickel carbonyle,
nickel tétracarbonyle

No CAS 13463-39-3
No ECHA 100.033.322
No CE 236-669-2
No RTECS QR6300000
PubChem 26039
ChEBI 30372
SMILES
InChI
Apparence liquide incolore
Propriétés chimiques
Formule C4NiO4Ni(CO)4
Masse molaire[1] 170,733 8 ± 0,004 8 g/mol
C 28,14 %, Ni 34,38 %, O 37,48 %,
Propriétés physiques
T° fusion −25 °C[2]
T° ébullition 43 °C[2]
Solubilité 2 mg·l-1 à 20 °C[2]
Masse volumique 1,32 g·cm-3[2]
T° d'auto-inflammation 35 °C[2]
Point d’éclair −20 °C[2]
Pression de vapeur saturante 42,5 kPa à 20 °C
63,7 kPa à 30 °C
92,9 kPa à 40 °C[2]
Précautions
SGH[2]
SGH02 : InflammableSGH06 : ToxiqueSGH08 : Sensibilisant, mutagène, cancérogène, reprotoxiqueSGH09 : Danger pour le milieu aquatique
Danger
H225, H330, H351, H360D et H410
Transport[2]
Classification du CIRC
Cancérogène du groupe 1

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.
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Structure

Le tétracarbonyle de nickel possède 18 électrons de valence et un atome de nickel à l'état d'oxydation 0. C'est un agrégat atomique à géométrie tétraédrique dans lequel quatre ligands carbonyle CO sont liés à l'atome de nickel par une liaison carbone-métal. Les analyses géométriques par diffraction des électrons ont permis de mesurer la longueur des liaisons Ni–C et C≡O respectivement à 183,8(2) pm et 114,1(2) pm[3].

Préparation

La première synthèse du tétracarbonyle de nickel a été réalisée par Ludwig Mond en 1890 par réaction directe de nickel métallique avec le monoxyde de carbone CO[4]. Ce travail de pionnier a éclipsé l'existence de nombreux autres carbonyles métalliques, entre autres ceux de vanadium, de chrome, de manganèse, de fer et de cobalt. Il a trouvé une application industrielle avant la fin du XIXe siècle dans la purification du nickel[5] en faisant circuler du monoxyde de carbone sur du nickel non purifié à 50 °C, le rendement optimal se situant autour de 130 °C[6].

Le tétracarbonyle de nickel ne se trouve pas facilement dans le commerce ; il est en revanche aisément généré en laboratoire par carbonylation du bis(1,5-cyclooctadiène)nickel qui est, quant à lui, disponible dans le commerce.

Abondance naturelle

Aucune source naturelle terrestre n'a à ce jour été découverte. Cependant, en , les observations réalisées sur la comète interstellaire 3I/ATLAS ont détecté par spectrométrie, pour la première fois sur un corps céleste, la présence de tétracarbonyle de nickel[7].

Notes et références

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