Nicolas-François Cochard (1763-1834) est un magistrat royal puis fonctionnaire impérial connu comme historien du Lyonnais et agronome.
Nicolas-François Cochard naît le à Villeurbanne, alors commune du Dauphiné. Après des études de droit à Grenoble, devenu avocat, il achète une charge de procureur du roi en la justice du roi à Sainte-Colombe et c'est à ce titre qu'il convoque les assemblées du canton de Sainte-Colombe, pour l'élection des citoyens qui doivent concourir à la nomination des députés des États généraux.
En se mariant le avec Marie Benoite Joséphine Rozier, nièce de l'Abbé Rozier, il hérite d'un domaine viticole à Sainte-Colombe sur lequel il se livre à des études agronomiques. Il occupe successivement la fonction de président de canton, juge de paix, membre du Directoire du département du Rhône puis conseiller de Préfecture chargé de la surveillance des Archives départementales en 1800[1].
Ce poste lui permet de réaliser sa passion pour l'histoire et d'intervenir auprès des autorités civiles pour transformer l'abbaye royale de Saint-Pierre, laquelle nationalisée par la Révolution était promise à la démolition, en Musée des Beaux-Arts. Les études agronomiques qu'il mène sur son domaine lui permettent de créer le premier jardin botanique de Lyon sur les pentes de la Croix-Rousse, rue Terme[2].
De ses passions pour l'histoire, l'agronomie et les statistiques, il en tire des écrits nombreux visant surtout les communes du Rhône et de l'Isère. Il publie notamment en 1815, le premier guide touristique de Lyon Le Conducteur de l'étranger à Lyon et des ouvrages sur la culture du mûrier, la vinification et les moyens d'accroître les progrès de l'agriculture[3].
Il meurt à Sainte-Colombe dans sa propriété le 20 mars 1834.
Notes et références
↑F.-Z. Collombet, «Etudes sur les historiens du Lyonnais: F.N. Cochard», La Revue du Lyonnais, vol.série 1, no18, , p.392 (lire en ligne)
↑Alain Belmont, «Nicolas-François Cochard, un académicien au secours du palais Saint-Pierre», Viva en ligne, toute l'actualité de Villeurbanne, 2016, consulté le 01/12/2023 (lire en ligne)