Nicolas Bacchus
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Nicolas Bacchus, de son vrai nom Nicolas Bages, né en 1971 selon ses dires[1], est un auteur-compositeur-interprète et guitariste français. Il reprend également divers répertoires.
Il évoque souvent son homosexualité dans ses chansons, et ses convictions de gauche.
Il a sorti six albums, dont deux en concert. Il privilégie la scène, et s'y produit fréquemment.
Enfance et formation
Nicolas Bacchus, de son véritable nom Nicolas Bages[2],[3], naît en mai 1971 selon ses dires[1]. « Natif d'Auvergne[4], parents professeurs, frère et soeur (cadets) jouant comme lui d'un instrument[5] », il suit une scolarité à la pédagogie Freinet. Il obtient « un bac scientifique, et il bifurquera tout de go vers des études de droit et de psycho pour travailler délibérément dans le social[5] ».
« « Biberonné à Renaud », il a commencé à chanter des reprises dans les bars de Clermont-Ferrand où il faisait des études d’éducateur spécialisé[6] ».
Il exerce ensuite pendant cinq ans comme éducateur spécialisé[7],[5].
Débuts de carrière
Il arrive dans la région de Toulouse à l'âge de 24 ans[7], il travaille à Villefranche-de-Rouergue[6],[5], et en parallèle, il reprend les répertoires de Renaud et de Philippe Val et Patrick Font dans des bistrots[5].
Il s'installe ensuite à Toulouse, où il fréquente les scènes ouvertes, puis se produit sur la scène Le Bijou[2],[7]. Il joue entre autres en 1997 le spectacle Nicolas et les boyz bandent[8].
Il abandonne son métier d'éducateur en 1999 pour se consacrer à la musique[5],[1].
Tournant vers l'écriture et la composition
Il devient alors auteur, compositeur et interprète[3], même s'il continue de reprendre également des titres d'autres artistes : « Bacchus a toujours intégré les reprises à une belle place, aussi bien sur ses albums que dans ses spectacles. Il aime interpréter, avec des arrangements qui lui sont propres, des chansons qui l’ont touché[6] », précise le bimensuel FrancoFans en 2021.
« Que ce soit dans ses propres textes ou dans ceux de ses auteurs habituels, il renoue avec une vieille tradition de la chanson de cabaret incisive, riche en contrepèteries à double, voire triple sens, de sous-entendus naissant d’une rime attendue mais s’enfuyant au dernier moment, établissant une complicité avec son public[9] ».
Coupe d'immondes... (1999)
Son premier album est autoproduit après souscription[10], en 1999, Coupe d'immondes… et autres réjouissances populaires[8],[11], avec une adaptation de Cayenne de Jean Genet , texte écrit en 1939 en prison[8]. Figure aussi sur l'album sa composition La Chanson de l'ami[12].
« Musicalement très sobre ; guitare, piano, voix, essentiellement. Une sorte de recueil amoral, tiré à 2000 exemplaires[10] », avec « des textes toniques, décapants pour une revendication crue de son homosexualité, des textes qui cinglent les a priori, fustigent les idées reçues et les tabous[10] » selon le magazine Hexagone.
Il part en tournée dans toute la France pour le présenter, et effectue plus de trois cent cinquante concerts[5],[10].
Balades pour enfants louches (2002)
En 2002 son album Balades pour enfants louches, est un enregistrement public au Bijou à Toulouse[13],[14], dans lequel « il met en joue les tabous, et les dégomme à coup de chansons folles et trépidantes[15] ». Pour le magazine Hexagone, cet album est celui d'« un spectacle qui oscille entre sketch et poème théâtral. Pêle-mêle, il parle de politique, d’amours différentes mais d’écorchures semblables, des sans papiers, des beaux garçons qui écoutent trop leur mère, du charity-business, des filles et des chiens, de séquestration et de petits ânes gris. Il cultive ce mélange, ce goût du contraste qui nourrit son envie d’écrire, passant sans scrupule du très poétique et troublant Allez l’ami [...] à la très burlesque fête bachique – évidemment – de La Saint Sylvestre[10] ».
Deux textes de Jean Richepin y figurent : Les Oiseaux de passage et Les petiots[16].
« Il y est entouré d’excellents musiciens : Nicolas Thomas et Vincent Trincal au violoncelle, Michel Herblin à l’harmonica, Mounim Rabahi aux percussions, Christian Belert et lui-même aux guitares[17] ».
Il quitte Toulouse en 2002 pour s'installer à Paris[18],[1].
À table (2005)
« En 2005 il devient directeur artistique et producteur chez Kiui Prod, où il va produire le chanteur suisse Sarclo [...], Manu Galure [...] ou le chanteur Frédéric Fromet[17] » (il quittera ce label en 2010[1]).
Sous ce label[6], il sort la même année son album À Table (chansons bleues ou à poing)[19],[20], album dans lequel, selon Politis, « Bacchus mêle liberté d'aimer et sincérité sur un ton sarcastique[20] ». Pour Chorus, il « privilégie les sentiments et l'imaginaire, le tout bien sûr non dénué d'humour. [...] le disque raconte aussi un certain nombre d'histoires volontiers sexuées et à l'immoralité édifiante[21] ».
Selon l'avis critique de Bertrand Dicale pour Radio France Internationale, « il dessine un univers singulier, fait de sentiments exagérés et d’étourdissements amoureux, de colères délicieuses (par exemple le merveilleux Peter Pan (J’veux pas être jeune) et d’énervements irrépressibles[22] ». Pour Têtu, l'album « regorge de morceaux de bravoure et de brillants effets de style[23] ».
« Côté musique, l'album va dans bien des directions, du clavecin au violon tzigane, en passant par l'accordéon[20] ».
Sur cet album, « on trouve Allain Leprest, Jehan Cayrecaste, Florent Vintrignier de la Rue Kétanou, Eric Toulis du groupe Les Escrocs, le groupe Debout sur le Zinc et même un superbe duo avec Juliette (sur Enquête préliminaire, belle chanson romanesque)[22] ». Pour Politis « Dans cette chanson si bien troussée sur nos amours uniques et pourtant interchangeables (Enquête préliminaire), deux personnes évoquent chacune l'inconnu qui, une nuit d'été... Etait-ce le même ?[20] ».
Puis en 2008 il participe au premier album solo de Manu Galure Le meilleur des 20 ans, en chantant en duo Fontaine. Il reprendra en solo ce titre de Manu Galure sur son album La VerVe et la Joie[9].
La VerVe et la Joie (2010)
En 2010, il quitte le label Kiui Prod[1] qu'il avait créé en 2005[17], et il crée sa propre maison de production, Bacchanales Productions[17], avec laquelle il produit son album La verVe et la Joie[24] ; titre dont « la contrepèterie nous apprend que notre libertin libertaire est toujours amateur de belles plumes[19] ». L'album contient 16 titres[19],[25].
La chanson Cousine est un duo avec Anne Sylvestre, « un texte magnifique, poignant, poétique, signé Erwan Temple, et mis en musique par Nicolas Bacchus qui évoque le combat des femmes et la lutte révolutionnaire à toutes les époques[26] » selon le journal La Marseillaise. « Trente ans séparent les chanteurs et chacun rend hommage aux combats de l’autre : les luttes féministes des années 1970 pour elle, et les terribles années sida pour lui. Tous deux inventent « d’autres armes, d’autres chansons, des trucs pour énerver les cons » avant de se dire « Merci »[27] », écrit la revue Témoignage chrétien.
Figure aussi la chanson Identité nationale, chantée à quatre avec Agnès Bihl, Sarclo et Patrick Font[25], un « plagiat du Métèque[28] », la chanson de Georges Moustaki. Ainsi qu'un poème de Bernard Dimey mis en musique, La Pierrette de Pigalle[25], « radieuse adaptation »[24] selon Hexagone, sur un personnage de travesti.
Il reprend La fin du bal de Vladimir Vissotski[26],[24], dans son adaptation française de Maxime Le Forestier[17],[27]. Il reprend aussi deux chansons de Manu Galure[28], Fontaine[9] et Les Uniques[17], et un titre de Thomas Pitiot[28].
Devant tout le monde (2012)
En 2012 sort Devant tout le monde, un CD et un DVD enregistrés en public[29] sur la scène des Trois Baudets[30], à Paris. Il y reprend la chanson Saturne de Georges Brassens, et selon le magazine Hexagone « Brassens dégeorgifié habilement, avec beaucoup de respect parce que ça n’empêche pas, pour une interprétation vive et vivifiante[31] ».
Pour le journal La Marseillaise, sur cet album on retrouve « son côté "rentre dedans" un brin provocateur et totalement assumé. Bacchus aime les hommes, et revendiquant son homosexualité raconte des histoires personnelles vécues ou inventées qui dessinent les contours d'une vision du monde engagée contre les idées reçues, les tabous, les blocages, les discriminations. Pas seulement sexuelles, même s'il en est beaucoup question, mais également sociales [...]. Un hymne à l'engagement et au respect des valeurs[29] ».
Spectacle d'humour Virage à droite
En 2013[32] est créé le spectacle d'humour Virage à droite, « un pastiche caricatural et politique[33] » avec des personnalités politiques pastichées par Nathalie Miravette (Nathalie K. Morivette), Manu Galure (Manu Galladur), Steph (Stéphanie de Morano) et Nicolas Bacchus (Nicolas Sarcchus). Un spectacle parodique, « parce que la gauche n’a pas le monopole de la chanson française à message, ravivons ensemble la flamme de la chanson de droite[34] ». Hormis les personnages parodiques, et deux chansons parodiées[35], le quatuor reprend fidèlement des anciennes chansons considérées de droite, tels des titres de Florent Pagny, Michel Sardou ou Sheila[34]. Pour le site Nos enchanteurs , le spectacle est une « véritable anthologie de la chanson réactionnaire[35] ».
Manu Galure indique en 2016 : « En prévision de l’élection présidentielle de 2017, ce spectacle a pour vocation de rappeler aux gens ce que sont les idées de droite[33] ».
Cette « pochade [...] a évolué au cours des années, des participants et de l’actualité[35] » et tourne plusieurs années ; elle participe entre autres au Festival off d'Avignon en 2018[35]. Dans son article sur le spectacle la même année, le journal La Dépêche du Midi indique : « Virage à droite semble convertir de plus en plus de spectateurs, et il a remporté un franc succès au Festival d'Avignon et à la Fête de l'Humanité[32] ».
La tournée se termine en 2019[36], et le journal La Voix du nord conclue, la même année : « Pour Nicolas Bacchus, la chanson de droite, c’est tout un art[36] ».
Collectif C'est un joli nom camarade
Un spectacle collectif de reprises de chansons de Jean Ferrat se monte en 2014[37] au festival Aubercail. Face au succès, le spectacle part en tournée, puis en 2018, les artistes du spectacle créent, à l’initiative de L’Océan Nomade de Thomas Pitiot[6],[38], le collectif de quinze artistes (douze chanteurs accompagnés de quatre musiciens[6]) C'est un joli nom camarade, en hommage à Jean Ferrat et des paroles de sa chanson Camarade. Nicolas Bacchus, Francesca Solleville, Michel Bühler ou Imbert Imbert en font partie. Le collectif lui « rend hommage en rockn soul, afrocaribéen, rap, lyrique… La chanson qui donne son titre au Collectif et au Spectacle est chantée par l’ensemble des participants, et c’est un bel hymne à l’amitié, la révolte et la solidarité, alors que chacun des quatorze titres est interprété par un (ou deux) artiste différent. Le spectacle, après la sortie en décembre à l’Alhambra, donne ensuite lieu à un album et à une tournée en 2019-2020 pour les dix ans du décès de Jean Ferrat[38] ».
À la sortie de cet album de reprises en 2018, le site Nos enchanteurs écrit : « Pas de requins du showbiz ici, que des gens qui savent pourquoi ils sont ici et chantent Ferrat. [...] Ce disque, ces quinze titres, sont tant une succession de (belles) surprises que d’évidences[39] ».
Nicolas Bacchus reprend le titre Hou hou méfions-nous[39].
En 2022, Nicolas Bacchus participe à un autre album collectif de reprises, de Bernard Dimey, l'album Ce qu'ensemble on a vu[40]. Il reprend le titre La Pierrette à Pigalle, qu'il avait enregistré sur son album La VerVe et la Joie en 2010[25], [24].
Contrepieds (2023)
En 2023 paraît l'album Contrepieds. Outre les chansons qu'il a écrites et composées, les textes ou compositions ou reprises sont de « Éric Mie, Manu Galure et Lucarne. Et Frédéric Bobin, Alex Beaupain, Vladimir Vissotski, même Bertolt Brecht, à qui il pique des titres. Mais c’est avec un inédit de Jean Richepin (inédit car jamais porté en chanson) qu’il débute, fier d’accoler son nom à celui du grand poète : Ouvrez la porte aux petiots[41] ».
« Il propose deux beaux duos, l'un avec Frédéric Bobin sur sa Tatiana sur le périph, l'autre avec Garance sur As-tu déjà aimé ? d'Alex Beaupain. Le jupon noir, écrit par Éric Mie, est un véritable hymne en l'honneur du drapeau noir des anarchistes. C'est du Bacchus, sous toutes ses facettes, qu'on retrouvedans ce disque : il y a beaucoup d'humour et des histoires d'amour en tous genres et sans tabou[42] » selon le bimensuel FrancoFans. Pour le site Nos enchanteurs, « c’est du Bacchus, en verve, en forme, en pleins et en déliés, en poésie comme en propos[41] ».
Constances dans son répertoire et sa carrière
Ses spectacles-concerts
Nicolas Bacchus monte très fréquemment sur scène dans la France entière[5],[10],[18],[4]. Mais, par ses propros et engagements, souvent « corrosifs[9] » et « son côté "rentre dedans" un brin provocateur et totalement assumé[29] », « l'emmerdeur Bacchus, [...] chantre de la provocation et du rentre dedans[10] » selon la revue Hexagone, « provocateur viscéral, en butte avec notre société normative et marchande[21] », aux « dénonciations et partis pris qui lui valurent force déboires ici et là[9] », de nombreuses grandes salles ne le produisent pas[4]. Il privilégie donc les petites salles ou les bars[4], des cafés-concerts tel le théâtre du Point-Virgule[18] à Paris, et se produit de nombreuses années au Festival off d'Avignon[18], suivi par un « public fidèle[4] ».
L'homosexualité
Nicolas Bacchus aborde dans de nombreuses chansons l'homosexualité[13],[15],[22],[4]. Par exemple dans la chanson « Sale pédé, qu'on devrait faire entendre à tous les jeunes homos en crise identitaire, ou Ton fils (...dort avec moi)[43],[20], qui visait carrément à rassurer nos mamans[23] » selon Têtu. Ou encore les chansons Dans les saunas[22],[44], Les Maladies mortelles[6], Filet mignon[28]...
Le magazine Têtu le rencontre en 2006 et le qualifie, dans l'article et dans son titre, de « chanteur gay et engagé[44] ». En 2012, le même magazine Têtu lui demande à propos : « L'homosexualité justement, c'est un thème récurrent dans tes textes, pourquoi ?[4] », ce à quoi il répond :
« Je ne pense pas que l'homosexualité soit plus un thème récurrent dans mes chansons que l'hétérosexualité dans les chansons de mes collègues hétéros. Les relations sentimentales et le sexe sont récurrents dans la chanson en général, et moi il se trouve que c'est avec des mecs, et que je suis chanteur quand même, rien de plus que le hasard. [...] Mais c'est aussi ce que je veux faire passer : tant qu'on verra les chansons hétéros comme des chansons d'amour et les chansons homos comme... juste des chansons d'homos, c'est qu'il y aura encore du boulot, et je compte bien en faire une partie, y apporter ma petite pierre[4]. »
Autres thématiques
Son répertoire évoque le libertinage[13],[45],[24], par exemple en reprenant la chanson Les Uniques de Manu Galure[17], ou lorsqu' « il ose, dans sa chanson D'Alain à Line, un hymne au trouple sur fond de clavecin[23] ». Il met en musique le poème La Pierrette de Pigale, de Bernard Dimey[25], qui met en scène un personnage de travesti. Pour Politis, « Bacchus chante l'exigence de sincérité dans les caprices du désir, et la quête d'un bonheur charnel universellement déçu[20] ».
Il se définit aussi comme « libertaire[26] »,[4], et est souvent défini sous ce terme[19],[5],[29],[30].
Il aborde également dans plusieurs de ses chansons des aspects sociaux[29], tels l'immigration et l'expulsion des étrangers en situation irrégulière[15] : Les Sans Papiers[26],[6] (sur l'air des Petits papiers de Serge Gainsbourg), Etrange, Identité nationale[6], chanson de Patrick Font, « plagiat du Métèque[28] » de Georges Moustaki[26]. « Inlassable pourfendeur des hypocrisies[3] », dont celle que révèle la différence entre les discours et les actes : Les bombes (J'vous ai apporté…), Les Restos[26], ou les hypocrisies du couple et du quotidien[16].
Pour le magazine Chorus, il est un « provocateur viscéral, en butte avec notre société normative et marchande[21] ». Pour le journal La Marseillaise, il revendique « son côté "rentre dedans" un brin provocateur et totalement assumé. Bacchus aime les hommes, et revendiquant son homosexualité raconte des histoires personnelles vécues ou inventées qui dessinent les contours d'une vision du monde engagée contre les idées reçues, les tabous, les blocages, les discriminations. Pas seulement sexuelles, même s'il en est beaucoup question, mais également sociales [...]. Un hymne à l'engagement et au respect des valeurs[29] ».
En juin 2004, le magazine Politis le rencontre pour son dossier « Chanson : un air de nouveauté ». Il déclare alors : « Mettre en mot les choses politiques devient difficile. On ne peut plus chanter, comme à une époque, c’est malheureux le malheur, la guerre c’est mal, ou même taper sur les flics, comme Brassens dans Hécatombe. Certaines personnes n’ont plus de repères et ne font plus la différence entre une chanson et la réalité. On demande au chanteur d’être responsable. Il doit répondre à des exigences contradictoires, ne pas prendre les gens pour des cons et donner les clefs pour qu’il n’y ait pas d’équivoque [20] ».
La reprise Le Petit Âne gris
Il reprend régulièrement de façon parodique la chanson Le Petit Âne gris d'Hugues Aufray[30],[16],[26], parodies dans lesquelles il imite successivement différents chanteurs dont Charles Aznavour, Barbara, Renaud ou Vincent Delerm[22]. La chanson parodiée figure entre autres sur le DVD de son live Devant tout le monde : « Le DVD propose quelques bonus dont une très croustillante série de parodies sur la chanson Le Petit Âne gris d'Hugues Aufray[30]. ».