Nicolas Betticher
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Diacre catholique (depuis le ), prêtre catholique (depuis le ) |
Nicolas Betticher, né le à Fribourg, est un prêtre catholique suisse.
Formation
Nicolas Betticher naît le à Fribourg[1]. Il a deux frères[2]. Leur père est un ancien directeur de la Banque cantonale de Fribourg[3].
Après le gymnase, il obtient une licence en ethnologie[3], un doctorat en droit canon, puis un doctorat en théologie[1] en 1995[4].
Carrière professionnelle
Il est porte-parole de la conférence des évêques suisses de 1995 à 2000, et quitte ce poste pour devenir porte-parole du département fédéral de justice et police à partir du [5]. Il quitte ce poste après six mois pour « raisons personnelles »[6], et devient porte-parole et chancelier du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg[7]. En parallèle de cela, il se présente au Grand Conseil du canton de Fribourg sous l'étiquette du PDC, et y est élu le pour la législature 2002-2006. Il en démissionne le , étant « sous le feu des critiques quant à sa double casquette, il opte pour l’Église et sa fonction de chancelier de l’Évêché »[8]. Il était « contesté dans son camp politique et dans les paroisses », et était considéré comme « manipulateur, intrigant, hypocrite, fuyant ou encore hautain » par ses détracteurs[9].
Parcours sacerdotal
Il est ensuite ordonné diacre[10],[11] puis prêtre le [12] par Bernard Genoud, sans formation dans un séminaire, ce qui lui vaut des critiques[13],[14],[15]. Nommé chanoine de la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg et de la basilique Notre-Dame de Fribourg en 2008[16], il est ensuite nommé vicaire général du diocèse, poste qu'il occupe jusqu'à l'arrivée de Charles Morerod en [17]. Il devient alors collaborateur du nonce apostolique Diego Causero, tout en redevenant en parallèle porte-parole de la conférence épiscopale en , poste qu'il quitte en , estimant « ne pas avoir les bonnes conditions pour travailler professionnellement »[18]. Cette démission coïncide avec une fuite d'une liste de candidats à la charge d'évêque de Sion, sans lien connu entre les deux évènements[19].
En 2015, Felix Gmür le nomme curé à Berne, et il est incardiné dans le diocèse de Bâle en 2020[20].
En 2022, il écrit un livre[21] dans lequel il remet en question les dynamiques de pouvoir au sein de l'Église[22],[23]. Tout au long de ces années, il est, depuis 2010[24], juge de l'officialité interdiocésaine suisse[25].