Nicolas Bonnet naît à Tréon près de Dreux en 1721. Il commence ses études à Dreux et les termine au séminaireSaint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris avec le titre de docteur en théologie. Il revient enseigner au collège de Chartres en 1745 et est nommé curé de la paroisse Saint-Michel de Chartres en 1748 où il exerce pendant 42 ans[1].
Lors de la Révolution française l'évêque de Chartres Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac refuse de prêter le serment exigé par la constitution civile du clergé et il est considéré comme démissionnaire. Nicolas Bonnet est élu le par l'assemblée départementale évêque constitutionnel du diocèse d'Eure-et-Loir, bien qu'il se réserve le droit de rendre le siège épiscopal à son titulaire si ce dernier le réclame. Il est sacré à Notre-Dame de Paris le . De retour dans son diocèse, il nomme vicaires épiscopaux les trois vicaires généraux de son prédécesseur.
Il ne joue qu'un rôle effacé et meurt à 72 ans le . Il n'est pas remplacé, du fait de la suppression du culte promulguée par la Convention nationale[2].
Dans son testament en date du , il lègue notamment aux pauvres de sa paroisse la somme de 3.000 livres[3].
Références
↑ Paul Pisani, Répertoire biographique de l'épiscopat constitutionnel (1791-1802), A. Picard & Fils, Paris, 1907, p.70-71.
↑ Georges Champagne, Documents pour servir à l'histoire de Nicolas Bonnet, évêque constitutionnel d'Eure-et-Loir [1721-1793], Dreux, Lefebvre-Marnay, , 172p., p.7-8
Georges Champagne, «Extrait d'un manuscrit de La Plane concernant Nicolas Bonnet évoque constitutionnel de Chartres, communiqué par M. Champagne», Procès-verbaux de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, séance du 7 juillet 1892, vol.tome IX, , p.40-46 (lire en ligne).