Nicolas Coustou

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Décès
(à 75 ans)
Paris
Période d'activité
Nationalité
française
Nicolas Coustou
Jean Le Gros, Nicolas Coustou (1725),
château de Versailles.
Naissance
Décès
(à 75 ans)
Paris
Période d'activité
Nationalité
française
Activité
Formation
Maître
Lieux de travail
Mouvement
Mécène
Influencé par
Famille
Père
François Coustou (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Claudine Coysevox (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Éléonore Coustou (d)
Guillaume CoustouVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Distinction

Nicolas Coustou, dit Coustou l'Aîné, né à Lyon le , et mort à Paris le , est un sculpteur français.

Son frère cadet, Guillaume Coustou, ainsi que le fils de ce dernier, Guillaume Coustou (fils) sont aussi des sculpteurs renommés.

Nicolas Coustou est issu d'une famille de sculpteurs sur bois. Il est le fils de Claudine Coysevox ou Quoyseveau, sœur aînée d'Antoine Coysevox, et de François Coustou, modeste sculpteur sur bois et menuisier installé à Lyon avant 1657 et mort en 1685. Le frère de François Coustou, Guillaume Coustou, était aussi sculpteur sur bois et menuisier. Cet oncle de Nicolas Coustou était associé en 1673 à Jean Bourdy (mort en 1675), père de Pierre Bourdy, sculpteur formé par Antoine Coysevox, et de Claude Bourdy, mariée en 1677 avec Antoine Coysevox[1].

En 1676, il quitte Lyon pour rejoindre son oncle Antoine Coysevox à Paris, où ce dernier dirige l'Académie royale de peinture et de sculpture. Après cinq années d'études, en 1682, il est lauréat du prix de Rome. L'année suivante, il quitte Paris afin de poursuivre sa formation à l'Académie de France à Rome de 1683 à 1686. Il y étudie l'Antiquité et exécute la copie d'un original antique comme on l'exigeait des étudiants.

Il rentre à Paris en 1687 et il présente son morceau de réception quelques années plus tard ; ce sera un bas-relief et non une statue en ronde-bosse. C’est le principal acteur artistique de la politique du royaume de Louis XIV, Charles Le Brun, qui lui demande de réaliser son morceau de réception à partir d’un sujet et d’un dessin qu’il lui impose. Après avoir été rayé de la liste des agréés, c’est finalement le que Nicolas Coustou est reçu à l’Académie avec un bas-relief en marbre intitulé Le Dieu de la Santé Montrant à la France le Buste de Louis XIV.

À la même période, le , il épouse Suzanne-Agnès Houasse (1674-1719), fille du peintre décorateur français René-Antoine Houasse.

À partir de 1700, il entame de nombreux projets professionnels. Il devient professeur à l’Académie le , recteur le et chancelier de l’Académie le , l’année de sa mort[2].

Ce début de XVIIIe siècle marque également un tournant dans la carrière de Nicolas Coustou. Il travaille aux grands chantiers de Louis XIV, au château de Versailles, à l'hôtel des Invalides à Paris et au parc de Marly, secondant Coysevox.

L'un de ses portraits fut peint en 1725 par Jean Le Gros (1671-1745), élève de Hyacinthe Rigaud. Le sculpteur y pose les mains sur la tête d'une allégorie de la Saône qu'il réalisa pour orner le piédestal du Monument à Louis XIV à Lyon, place Bellecour[3].

Iconographie

Œuvres dans les collections publiques

Références

Annexes

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