Nicolas Diat

journaliste, essayiste et romancier français From Wikipedia, the free encyclopedia

Nicolas Diat, né le à Saint-Amand-Montrond (Cher), est un éditeur, essayiste et romancier français.

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Nicolas Diat
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Prix spiritualités d'aujourd'hui ()
Prix du Cardinal-Lustiger ()
Prix Georges-Brassens (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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Ancien conseiller en cabinet ministériel, il devient ensuite essayiste et éditeur chez Fayard.

Il est l'auteur de livres sur le Vatican et la vie monastique, notamment. En 2018, il reçoit le prix du cardinal Lustiger pour Un temps pour mourir, derniers jours de la vie des moines.

Carrière

Nicolas Diat naît le à Saint-Amand-Montrond[1]. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Toulouse (promotion 1998)[2].

Il s'inscrit initialement dans les réseaux de la gauche culturelle mitterrandienne (Institut François-Mitterrand, campagne de Jack Lang à Paris, Association Génération européenne — dont Diat est trésorier —, Régénérations) avant de poursuivre sa carrière dans le journalisme. Il est également proche, à cette époque, de Pierre Bergé, l'ancien patron d'Yves Saint Laurent, soutien médiatique et financier du Parti socialiste[1].

Par la suite, il est conseiller en cabinet ministériel de Gilles de Robien (2005-2007)[réf. nécessaire] puis de Laurent Wauquiez (2007-2012)[1].

Il est directeur de collection chez Fayard. Il y est l'éditeur de Philippe de Villiers, du général Pierre de Villiers et du cardinal Robert Sarah. Selon Frédéric Martel, dans une enquête du magazine Slate, les auteurs publiés par Nicolas Diat chez Fayard sont le plus souvent liés à la droite radicale, catholique ou ultra-conservatrice. Il le décrit comme « la coqueluche de l'extrême droite catholique et la hantise des cathos de gauche ». Nicolas Diat enchaîne les best-sellers pour le compte de cet éditeur[1].

En , l'ouvrage de cardinal Robert Sarah, intitulé La Force du silence, que Nicolas Diat a co-rédigé avec lui, et contenant une préface au nom du pape Benoît XVI, est récompensé par le Prix spiritualités d'aujourd'hui octroyé par le Centre méditerranéen de littérature[3].

En , son livre Un temps pour mourir, derniers jours de la vie des moines, obtient le prix du cardinal Lustiger. Cet ouvrage est un recueil d'échanges avec des moines de différents monastères[4].

En juin 2020, Nicolas Diat édite Rester vivant qui rassemble les réflexions d'une dizaine d'intellectuels français sur la crise sanitaire[5].

En septembre 2021, il obtient le prix Georges-Brassens pour son premier roman Ce qui manque à un clochard[6].

En novembre 2021, Nicolas Diat est l’éditeur et le préfacier du livre Trois jours et trois nuits rassemblant les textes de quinze auteurs ayant partagé pendant trois jours et trois nuits le quotidien des chanoines de l’abbaye de Lagrasse[7].

Prix et récompenses

Polémiques

Sur l’ouvrage de Philippe de Villiers

L'ouvrage de Philippe de Villiers J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu (édité par Nicolas Diat), est accusé de plagiat dans une enquête de Thomas Mahler pour Le Point[8]. Philippe de Villiers a contesté ces accusations dans un droit de réponse[9]. Une pétition publique d'un collectif d'universitaires et d'historiens européens dans Le Monde a dénoncé le livre et son éditeur : « Philippe de Villiers n’a pas le droit de falsifier l’histoire de l’UE au nom d’une idéologie. » Les historiens ajoutent que le livre est « un tissu de faux-semblants », « un pamphlet biaisé n’ayant rien à voir avec la science historique qui, elle, cherche à comprendre, à éclairer, et non à développer des théories du complot, hélas, si à la mode aujourd’hui[10]. Philippe de Villiers a également répondu à cette critique[10].

Sur l'ouvrage Des Profondeurs de nos cœurs du cardinal Sarah

En , Nicolas Diat est l'éditeur du livre Des Profondeurs de nos cœurs, présenté par l'éditeur Fayard à sa sortie comme « co-écrit par l'ancien pape Benoît XVI et le cardinal Robert Sarah ». Une polémique naît alors dans la presse internationale, selon laquelle le pape émérite n'aurait pas donné son accord à ce que son nom et sa photo figurent sur la couverture du livre ; de plus, il n'aurait pas co-écrit l'introduction et la conclusion de ce livre, comme le prétend Nicolas Diat dans sa préface[11].

Pour mettre un terme à la polémique, le secrétaire particulier du pape émérite, Mgr Georg Gänswein, publie un communiqué, repris par l’AFP et d'autres médias : « Je peux confirmer que ce matin, sur l’indication du pape émérite, j’ai demandé au cardinal Robert Sarah de contacter les éditeurs du livre en les priant d'enlever le nom de Benoît XVI »[12]. Après de nombreux articles[13], et sous la pression du Vatican, Sarah a admis que son livre n'avait pas été co-écrit avec Benoît XVI et a demandé que l'introduction et la conclusion ne soient plus co-signés avec le pape émérite[14],[15]. L'ouvrage est publié désormais dans la plupart des pays, par exemple en Allemagne, sous le seul nom de Sarah, même si un texte du pape émérite y figure[16].

Publications

Préfaces

Notes et références

Liens externes

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