Nicolas Dipre
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Nicolas Dipre, parfois aussi Nicolas d'Ypres, plus rarement Nicolas d'Amiens, actif à Avignon de 1495 à 1532, est un peintre français de la Haute Renaissance[1],[2]. Parmi les artistes actifs à Avignon à la fin du XVe et au début du XVIe siècles, il est un des plus connus.
Nicolas Dipre est né à Paris. Son père est Colin d’Amiens, aussi appelé Nicolas Dipre l'Ancien (actif à partir de 1464, mort avant 1508), peintre assez connu pour avoir reçu en 1481 une commande pour la tombe de Louis XI ; son grand-père est probablement André d’Ypres documenté à Amiens de 1435 à 1444[2]. Nicolas Dipre est le frère de Jean d'Ypres, le peintre, enlumineur et créateur des cartons tapisserie, notamment pour La Dame à la licorne.
Sa présence à Avignon est documentée depuis 1495. Il y a vécu et travaillé toute sa vie et a acquis une large réputation. Il se marie en 1508 avec Honorée, fille du menuisier Jean Bigle[2], avec lequel il collabore souvent. Il exécute des commandes pour l'Église et peint de nombreux tableaux, mais la plupart sont perdus[2].
De 1495 à 1514 Dipre est régulièrement sollicité par la ville d'Avignon pour divers types de peintures, comme des décorations, bannières de procession ou des blasons. Il reçoit des commandes de retables d'un Rodrigue Boutin (1498), de la Confrérie de la Conception de la Vierge pour la cathédrale Saint-Siffrein de Carpentras (1499), d'un Brisson Novet de Saint-Rémy-de-Provence (1499), d'un certain Baptiste de Ponte (1508), et pour la chapelle de la mairie d'Avignon (1511). Un contrat pour une pietà pour la chapelle Saint-Lazare d'Avignon, du , peut s'adresser à Antoine, fils de Nicolas, également peintre (1509-1562), car à cette date Nicolas était probablement déjà mort[2].
Le retable exécuté pour la cathédrale Saint-Siffrein de Carpentras, représentant la Rencontre d'Anne et de Joachim à la Porte dorée (1499), subsiste en parties (musée Comtadin-Duplessis[3] de Carpentras). Il devait comporter une Vierge en gloire, avec des panneaux comprenant l'expulsion de Joachim, Joachim chez les bergers, et la rencontre avec Anne, au-dessus le couronnement de la Vierge avec deux prophètes. La prédelle devait comporter cinq scènes de la vie de la Vierge. Le panneau subsistant a permis le rapprochement avec d'autres, identifiés comme étant du même auteur[2]. Ce sont sept petits panneaux[1] :
- Rencontre à la Porte Dorée, Nativité de la Vierge, Présentation de la Vierge au Temple, éléments d'une prédelle, musée du Louvre[4] ;
- Mariage de la Vierge, Denver Art Museum[5] ;
- Adoration des bergers, San Francisco De Young Museum[6] ;
- Adoration des mages, musée d'Art sacré du Gard à Pont-Saint-Esprit ;
- Crucifixion, Detroit Institute of Arts[7].
Ses deux œuvres les plus réputées sont deux larges panneaux d'un style plus classique, les deux faces d'un volet de retable dédoublé, représentant la Toison de Gédéon et l'Échelle de Jacob, musée du Petit Palais (Avignon)[8],[1].