Né à Tarascon dans une famille nombreuse, il était le fils d'un courtier de blé. Selon la légende, le jeune Nicolas se serait rendu par tous les temps, comme le pain manquait, chercher un peu de nourriture à la caserne, où les soldats distribuaient de la soupe aux enfants pauvres. C'est ainsi que l'amour du métier des armes serait né dans son âme de l'enfant.
En 1792, le jeune patriote Nicolas Laugier a juste quinze ans. Il s'enrôle le et marche à la frontière des Alpes avec tous les jeunes volontaires de Provence. Mais, trop jeune pour se battre et pour porter un fusil, on le nomme tambour, emploi qu'il conserva durant toute sa vie militaire. Toujours au premier rang, battant la charge, il va de batailles en batailles et est blessé à la tête au combat du col de Raoux dans les Alpes-Maritimes. À peine remis, il repart dans la fameuse Armée d'Italie, sous les ordres d'un chef qui allait devenir célèbre: le Général Bonaparte. Il assiste aux victoire de Volti, Monteligino, Dego et Arcole.
Dès le Consulat, il est fait membre de la Légion d'honneur le . Il avait reçu antérieurement, de Bonaparte lui-même, des baguettes d'Honneur en acajou avec les deux bouts en argent «pour action d'éclat à la bataille d'Arcole et au passage du Danube, pénétrant le premier dans les retranchements ennemis.».