Nicolas Mateesco Matte
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| Nom de naissance | Niculae Mateescu |
|---|---|
| Naissance |
Craiova |
| Décès | (à 102 ans) |
| Activité principale |
Juriste |
| Distinctions |
|
| Langue d’écriture | Roumain, Français |
|---|---|
| Genres |
Essais, traités |
Œuvres principales
- Traité de droit aérien-aéronautique. Évolution, problèmes spatiaux
- Droit aérospatial
- Droit aérospatial: de l'exploration scientifique à l'utilisation commerciale
- Droit aérospatial. Les télécommunications par satellites
Nicolas Mateesco Matte (né Niculae Mateescu), OC, CQ, CR, SRC est un juriste québécois d’origine roumaine, grand spécialiste du droit aérien et spatial[1],[2].
Né le à Craiova, en Roumanie, il est mort le à l’âge de 102 ans, laissant dans le deuil sa fille Anne-Karyne et son fils Daniel. Il était l’époux de Monica Matte (née Monique Bunger Berzeanu), morte le [3]
Il étudie à l’école française privée (1920-1924) et aux Lycées Carol et Lazar de Bucarest (1924-1931). Il obtient un doctorat en droit de l'Université de Bucarest en 1939. Il est inscrit au Barreau de Bucarest jusqu'en 1946. Installé à Paris après la Seconde Guerre mondiale, il obtient un doctorat en droit international de l'Université de Paris en 1947[4].
Fuyant la dictature communiste de Nicolae Ceaușescu, il émigre au Canada en 1950[5] et devient citoyen canadien en 1956. Il est admis au Barreau du Québec en 1956 [6]. Au début des années 1960, Niculae Mateescu prend officiellement le nom de Nicolas Mateesco Matte. Ce changement est reconnu le par une loi de l’Assemblée nationale du Québec, sanctionnée le [7].
De 1951 à 1968, il est professeur et titulaire de la Chaire de droit aérien de l’Université de Montréal, qui devient par la suite la Chaire de droit aérien et spatial. il participe alors à la formation professionnelle plusieurs hommes d'état québécois, dont Pierre Elliott Trudeau, René Lévesque et Robert Bourassa[8]. Il est aussi professeur invité aux universités de Paris, Aix-Marseille, Nantes, Nice, et au Collège de France.
C'est également à compter de 1951, à l'Université de Montréal, qu'il devient conseiller officiel du Club des relations internationales des étudiants de l’Université de Montréal (C.R.I.), fondé en 1947 par l'étudiant en droit D'Iberville Fortier[9],[10],[5].
En 1961, il commence une longue association avec l'Institut de droit aérien et spatial de l'Université McGill[11], d'abord comme professeur invité, puis directeur de la recherche et directeur en 1976. Il prend sa retraite de l'Institut le et il est alors nommé Directeur émérite[2],[12].
« Ardent défenseur de la langue française, il fut le premier à jeter les bases du droit aérien et spatial en français. Il fut même membre désigné de la commission Gendron (1968-1973)[1].
De 1995 à 2009, il est avocat-conseil au cabinet BCF Avocats d’affaires de Montréal[13],[14].
Le Cosmodôme et la Ville de Brossard
Engagé dans son milieu, il a collaboré à la création du Cosmodôme de Laval et au développement de la municipalité de Brossard, sur la Rive-Sud de Montréal, où un boulevard porte son nom[2].