Niels Adam Fischer
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Niels Adam Fischer, né le à Copenhague (Danemark), et mort le dans la même ville, est un photographe danois[1].
Niels Adam Fischer naît le à Copenhague. Fils de Philip August Fischer (1817-1907), peintre puis fabricant de peintures et vernis, et de son épouse Gustafva Albertina née Svedsen (1827-1883), il est issu d’une famille d’ascendance juive polonaise. Il est le frère des peintres Paul Gustav Fischer (1860-1934) et Johannes August Fischer (1854-1921), ainsi que de l’organiste Erik Albert Fischer (1864-1945)[1],[2],[3],[4],[5].
Reprenant l’activité de son père, il exerce comme fabricant de vernis et marchand de couleurs. En parallèle, il commence son activité de photographe en 1878, d’abord en utilisant le procédé du collodion humide. Il mesure vite les limitations de cette technique : obligation de préparer la plaque, de la sensibiliser au nitrate d’argent et de l’exposer tant qu’elle est encore humide, ce qui limite les prises de vues à l’intérieur ou juste autour de chez soi[1].
À partir des années 1880, il utilise le procédé de la plaque sèche, qui le libère de ces contraintes. Il peut ainsi photographier des courses hippiques, de nombreuses scènes du Copenhague ancien, de jour comme de nuit, ainsi que des vues prises lors de ses voyages, par exemple à Jérusalem[6].

Dès 1883, il est membre de la Dansk fotografisk Forening (Association danoise de photographie). En 1888, il participe à l’Exposition nordique de Copenhague en tant que photographe amateur, et y est primé. Il expose à Hambourg en 1899 et 1903, à Londres en 1903, ainsi qu’à New York en 1905[1],[7].
Actif jusque dans les années 1920, Niels Adam Fischer s’inscrit dans le mouvement pictorialiste s’attachant plus aux effets esthétiques et artistiques qu’à la photographie réaliste et documentaire[8]. Il utilise notamment le bromoil et la gomme bichromatée, procédés très prisés par les adeptes de ce courant. Il explore ainsi des genres variés : portraits, nus, scènes de la vie quotidienne, paysages urbains ou ruraux, intérieurs[7],[9].
Plusieurs dizaines de ses œuvres sont conservées au musée national de la photographie du Danemark ainsi que dans les archives du KFAK (Københavns Fotografiske Amatør Klub)[7].
Le , en l’église de Hejninge à Slagelse, il épouse Emma Emilie Bartholine Høyer (1873-1949)[5],[10].
Niels Adam Fischer meurt le à Cophenhague[1].
Galerie
Pige i Køkken (1904)
Tirage bromoil, Archives du KFAK.Sydlandsk Vaskescene (1898)
Tirage gomme, Bibliothèque royale danoise.Købmagergade, Nytårsaften (1905)
Bibliothèque royale danoise.Im Fernen Western Dänemarks (1905)
Photogravure (chine-collé).
Références
- 1 2 3 4 5 « Fischer, Niels Adam », dans Bjørn Ochsner, Fotografer i og fra Danmark til og med år 1920 (A-J), Copenhague, Bibliotekscentralens Forlag, (lire en ligne), p. 275
- ↑ « Albert Fischer », dans Kristian Müller, Studenterne 1910 - Nyt Nordisk Forlag, Copenhague, Arnold Busck, (lire en ligne), p. 258-259
- ↑ « Erik Albert Fischer », sur www.samsoeroots.dk (consulté le )
- ↑ « Sankt Pauls Kirke (København) », sur www.doks.dk (consulté le )
- 1 2 « Philip August Fischer », dans Nathan Philip, En Nakskov Slægt, Copenhague, Fracnckel Bogtryk, (lire en ligne), p. 52-54
- ↑ « Fra Amatørfotografiens allerførste Dage - En Samtale med Fabrikant Niels Fischer », Nationaltidende, (lire en ligne)
- 1 2 3 (en-US) « Damenbildniss | Portrait Of A Lady », sur photoseed.com (consulté le )
- ↑ (da) « Pictorialisterne. En fotografisk kunst uden for akademierne · Forlaget Wunderbuch », sur Forlaget Wunderbuch (consulté le )
- ↑ (en-US) « Im Fernen Western Dänemarks, Von Niels Fischer in Kopenhagen », sur The Art of the Photogravure (consulté le )
- ↑ (da) Finn Holbek, « Skeel, Schaffalitzky og Ahlefeldt », sur finnholbek.dk (consulté le )