Son premier dessin est publié en 1914 dans le journal humoristique genevois le Papillon[7]. Il travaille d'abord comme décorateur au Grand Théâtre, puis comme graphiste à Paris dans les années 1920[1]. Une fois de retour à Genève, il dessine des caricatures pour de nombreux périodiques[1], dont Le Pilori de Georges Oltramare[7] de septembre 1923 à février 1960[1] et le bulletin de Vigilance (créé en 1964)[4], et devient responsable de l'atelier publicitaire de la Société générale d'affichage, d'environ 1925 à 1953)[1]. Il réalise plusieurs centaines d'affiches de tout genre[1] et pastiche notamment deux histoires de Rodolphe Töpffer[2],[8].
Il travaille par ailleurs pour plusieurs sociétés patriotiques locales[1].
Parcours politique
Profondément anticommuniste[8], il est engagé dans l'extrême-droite, au sein de l'Union nationale (U.N.), ce qui se reflète dans ses œuvres politiques, avec une affection particulière pour les sujets historiques[1]. Son style est sobre, mais le contenu acerbe[8] voire violent[9]. Trois de ses caricatures provoquent même des incidents diplomatiques[10]. Il est également le fondateur, en 1934[11], des «Petits-fils de Töpffer», un groupe secret de contestataires, composés de membres de l'U.N., de jeunes démocrates et de jeunes chrétiens-sociaux[12], dont l'un des coups d'éclat (parmi une septantaine[12]) est de faire accueillir en 1936 un sosie de Haïlé Sélassié à la gare de Genève-Cornavin trois quarts d'heure avant l'arrivée du vrai empereur éthiopien, qui n'y trouve alors plus personne[4],[13].