Nolana
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| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Sous-classe | Asteridae |
| Ordre | Solanales |
| Famille | Nolanaceae |
| Clade | Angiospermes |
|---|---|
| Clade | Dicotylédones vraies |
| Clade | Astéridées |
| Clade | Lamiidées |
| Ordre | Solanales |
| Famille | Solanaceae |
Nolana est un genre de plantes de la famille des Solanacées originaire d'Amérique du sud.
Les espèces du genre sont des plantes herbacées, rarement buissonnantes, de petite taille, rampantes, à feuilles alternes parfois succulentes. Les espèces sont la plupart du temps annuelles (parfois vivaces en l'absence de gel).
La fleur, avec un calice à cinq lobes, une corolle en entonnoir très évasé, compte cinq étamines unies à la corolle. Elle compte de nombreux ovaires - de 3 à 40 - à quatre à six locules, généralement cinq.
Une proximité avec les genres Alona, Bargemontia, Dolia, Leloutrea, Periloba et Sorema, entre autres, a entraîné une importante synonymie.
Distribution
Les espèces du genre sont uniquement originaires d'Amérique du Sud andine : Chili, Équateur, Pérou.
Position taxinomique et historique
Ce genre était le genre-type de la famille des Nolanacées décrite en 1820 par Friedrich von Berchtold et Jan Svatopluk Presl, famille aujourd'hui rattachée aux Solanacées par les classifications AGP II et AGP III.
Le genre Nolana fait partie de la sous-famille des Solanoideae.
Carl von Linné le Jeune décrit le genre en 1762 avec comme espèce-type Nolana prostrata, espèce déjà décrite quelques mois auparavant par Antoine Gouan sous le nom d'Atropa humifusa. Il forme le nom du genre sur le prénom de son grand-père (et second prénom de son père)[1].
L'année suivante, Michel Adanson décrit un genre sous le nom de Neudorfia avec une espèce Neudorfia peruviana type, celle décrite par Antoine Gouan ; il y repère la principale caractéristique de la famille des Nolanacées : des ovaires à cinq locules[2]
Hipólito Ruiz López & José Antonio Pavón ajoutent en 1799 les principales espèces du genre originaire du Pérou et du nord du Chili.
Charles Gaudichaud-Beaupré décrit de nombreuses nouvelles espèces en 1842 dans le genre Nolana mais surtout dans des genres voisins comme Alibrexia, Alona, Bargemontia ou Leloutrea, qui accroîtront le genre Nolana quand elles y seront reversées par les révisions ultérieures[3].
En 1844, John Lindley éclate le genre en six genres, selon le critère du nombre d'ovaires de la fleur et secondairement de son aspect[4] :
- genre Nolana L.f. : cinq ovaires à quatre locules, chaque ovaire donnant une baie à quatre locules, avec une graine par locule
- genre Alona Lindl. : plusieurs ovaires, de un à six locules
- genre Dolia Lindl. : huit à dix ovaires, de un à trois locules
- genre Sorema Lindl. : vingt ovaires à un locule
- genre Aplocarya Lindl. : cinq ovaires à un locule
Une revue complète du genre est assurée par Michel Félix Dunal en 1852 : les principales espèces y sont énumérées[5]. Le genre est classé alors ainsi : Tribus Nolaneae, Subtribus Nolanineae.
Une révision importante est publiée en 1936 par Ivan Murray Johnston[6]. Cette révision conduit à une amplification importante du genre par création d'une espèce pour la moindre variation : le genre passe ainsi à plus d'une centaine de taxons.
En 1960, James Francis Macbride réalise une synthèse spécifiquement pour la flore péruvienne, dans la lignée d'Ivan Murray Johnston[7]. Quelques espèces qu'ils décrit ne sont curieusement plus reprises ultérieurement.
En 1981, Aldo Mesa relève les principales synonymies : le nombre d'espèces du genre est ainsi réduit de plus des deux tiers.
Enfin, en 2007, Michael O. Dillon avec Segundo Leiva Gonzalez et Victor Quipuscoa ou Tieyao Tu, Akiko Soejima, Tingshuang Yi, Zelong Nie, Alan Tye et Jun Wen complètent le genre et apportent quelques modifications[8],[9]. La même équipe dresse un arbre phylogénétique du genre en 2008[10]