Nomen est omen
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Présentation
Le jeu de mots entre nomen et omen est emprunté au poète comique Plaute et à sa pièce Le Perse, où l'esclave Toxilus persuade son maître Dordalus d'acheter l'esclave Lucris (« Profits ») par ces mots : « Nomen atque omen quantivis iam est pretī » (« Le nom comme le présage valent le prix »).
La sonorité des noms propres de la Bible en lien avec l'histoire des personnages concernés fait également l'objet d'études[1].
La phrase est aujourd'hui employée, souvent de manière ludique, en référence à des exemples d'aptonymie, c'est-à-dire des caractéristiques personnelles ou professionnelles contenues dans le nom d'un individu.
Dans le monde anglo-saxon, l'ouvrage The Romance of Names du philologue britannique Ernest Weekley (en) (1914) démontre que, par le passé, de nombreuses personnes ont reçu des patronymes correspondant à leur activité professionnelle.
Puis, à la fin du XXe siècle, plusieurs sociologues ont créé le concept de nominative determinism (déterminisme nominatif) pour formuler l'hypothèse que les personnes ont tendance à s'orienter vers des domaines professionnels qui correspondent à leurs prénoms et/ou noms de famille. Le nominative determinism apparaît pour la première fois dans le magazine de vulgarisation New Scientist en 1994, après que la chronique humoristique Feedback du magazine a noté plusieurs études sur ce sujet. Le déterminisme nominatif diffère de l'aptonymie en ce qu'il met l'accent sur un lien de causalité.