Nora May French
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Nora May French est une poétesse américaine née en et morte le .
Nora May French est issue de la puissante famille Wells Fargo. Sa mère, Mary Wells, est la sœur d'Henry Wells, cofondateur de l'entreprise[1]. Son père, Edward French, est professeur au Wells College à Aurora, un village de l'état de New York où nait Nora May French. Lorsqu'elle a sept ans, sa famille déménage en Californie pour reprendre un ranch non loin de Los Angeles ; cependant le bâtiment subit un incendie qui détruit le bâtiment principal et leur fait perdre une grande partie de la récolte[2].
Elle étudie ensuite à l'Otis Art Institute puis s'installe avec sa sœur à San Francisco. Elle devient l'amie de l'humoriste Gelett Burgess (en). Elle commence à écrire des poèmes, mais, ne pouvant pas vivre de sa plume, elle travaille comme demoiselle du téléphone.
Nora May French est un temps fiancée à Alan Hiley, un exploitant forestier assez prospère. Ils possèdent un regard ambivalent sur le couple, et leur engagement fluctue. Nora May French raconte ces aller-retour et ce regard dans une chronique composée de 22 poèmes, The Spanish girl qui reste aujourd'hui son œuvre la plus célèbre[2]. Ils finissent pas rompre définitivement. Elle rejoint alors l'entourage de Charles Fletcher Lummis, et publie des poèmes dans le magazine de Lummis, Out West (en)[1]. Ses publications sont récompensées, elle reçoit des critiques de Mary Austin, mais ne parvient toujours pas à en tirer un revenu suffisant[3].
Elle se retire à Carmel-by-the-Sea chez le poète George Sterling (en). À cette date-là, nés des traumatismes du séisme de 1906 à San Francisco, de nombreux cercles littéraires fleurissent dans l'entourage du Bohemian Club[3].
Mary May French a une liaison avec Henry Anderson Lafler, assistant éditorial au journal The Argonaute (en), par ailleurs marié et ayant de nombreuses autres maîtresses. Lorsqu'elle tombe enceinte, elle tente d'avorter puis décide de se suicider. Elle écrit une lettre à Lafler, puis se tire une balle dans la tête le 11 novembre 1907. La tentative ayant échoué, elle absorbe deux jours plus tard du cyanure de potassium[4]. Elle a alors 26 ans[5]. Les journaux de l'époque rapportent son décès tragique tout en lui prêtant des aventures avec une liste conséquente d'hommes mariés, dont les artistes Charles Dickman[Qui ?], Xavier Martinez[Qui ?], Charles Rollo Peters[Qui ?][6] et George Sterling[7].
Malgré sa vie dissolue, elle est considérée comme une poétesse nationale par The Saturday Evening Post, et Sunset Magazine[7].
Héritage
En 1910, malgré les réticences de la famille, George Sterling et Henry Anderson Lafler publient un recueil des poèmes de Mora May French. Cet ouvrage est la seule compilation de ses écrits jusqu'en 2009[1].