Norodom Sirivudh (khmer: នរោត្តម សិរី វុ ឌ្) né le à Phnom Penh est un homme politique cambodgien, ministre des affaires étrangères de 1993 à 1994. Il est fils du roi Norodom Suramarit et demi-frère du roi Norodom Sihanouk.
Il est vice premier ministre et ministre des affaires étrangères en 1993 et 1994. Il démissionne le [1]. Sa démission fait suite à des tensions importantes au sein du gouvernement, qui entraînent le limogeage de Sam Rainsy, ministre des finances et de l'économie[2]. Le , il est arrêté[3] et accusé de complicité dans une tentative d'assassinat de Hun Sen, ce qu'il nie[4]. En , les autorités acceptent que Norodom Sirivudh choisisse l'exil, ce qu'il fait, et vient en France[5]. À l'issue d'un procès il est condamné, par contumace, en , à dix ans de prison.
De retour au Cambodge il reprend une activité politique active. Il est secrétaire général du Funcinpec lorsque ce parti forme, en 2004[6], une coalition gouvernementale avec le Parti du peuple cambodgien de Hun Sen, jusqu'en 2008. L'accord politique de coalition s'est accompagné de la mise en place d'un gouvernement. Norodom Sirivudh est ministre de l'Intérieur du au .
Il se retire de la vie politique en [7]. Norodom Sirivudh assure toutefois diverses fonctions: membre du Conseil constitutionnel, conseiller privé du Roi, fondateur et président du conseil d'administration de l'Institut cambodgien de coopération et de paix.
En 2017 Norodom Sirivudh subit un accident vasculaire cérébral[8].
↑ Marc Epstein, «Le maître de Phnom Penh», L'Express, (lire en ligne).
↑ Jean-claude Pononti, «L'emprisonnement du demi-frère du roi illustre les dissensions au sein du pouvoir cambodgien», Le Monde,.
↑ «Le prince Norodom Sirivudh s'exile en France», Libération,.
↑ Le Monde avec AFP, «Accord sur la formation d'un gouvernement de coalition au Cambodge: Le président du PPC, Chea Sim, le vice-président Hun Sen, le secrétaire général Say Chhum, ont signé l'accord avec le président du Funcinpec, Norodom Ranariddh, et le secrétaire général Norodom Sirivudh, en présence d'une centaine de hauts responsables et de diplomates.», Le Monde,.