En , il appelle à une grève générale et est emprisonné lors des émeutes qu'a connues Casablanca. Cela le dote d'une légitimité afin de confirmer l'auto-proclamation de son nouveau syndicat, la CDT, dans l'échiquier syndical marocain, en tant qu'alternative historique pour la classe ouvrière marocaine. Il est à noter que la CDT est née d'une scission avec l'Union marocaine du travail (UMT), premier syndicat marocain créé quelques mois avant l'indépendance du Maroc en 1955.
En 1992, lors d'un entretien accordé au journal espagnol El País, il qualifie les ministres marocains de «bandes de voleurs» et dénonce la corruption du régime. Il est alors condamné à deux années de prison ferme pour «injures et diffamation» à l'encontre des autorités du pays[3]. Il sera gracié par le roi Hassan II après quatorze mois de détention[3].
En 2001, il délaisse sa formation historique, l'USFP, pour participer à la création d'un nouveau parti, le Congrès national Ittihadi (CNI), aux côtés de son ami Abdelmajid Bouzoubaâ[4].