Nous sommes vivants

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Titre original どっこい生きてる
Dokkoi ikiteru
Réalisation Tadashi Imai
Nous sommes vivants
Titre original どっこい生きてる
Dokkoi ikiteru
Réalisation Tadashi Imai
Scénario Tadashi Imai
Kanezō Hirata (ja)
Ujitoshi Iwasa (ja)
Acteurs principaux
Sociétés de production Shinsei Eiga
Zenshin-za (ja)
Pays de production Drapeau du Japon Japon
Genre Drame
Durée 102 minutes
Sortie 1951

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Nous sommes vivants (どっこい生きてる, Dokkoi ikiteru?) est un film japonais, réalisé par Tadashi Imai en 1951.

Tokyo, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale : un père de famille, Mori, recherche vainement un emploi de journalier. De retour chez lui, il apprend que sa baraque va être bientôt démolie. Sa femme décide, de son côté, de vendre leurs maigres biens et de partir à la campagne chez sa sœur, accompagnée de ses enfants. À contrecœur, Mori les conduit à la gare puis trouve refuge dans un asile. On lui promet pourtant un poste fixe dans une modeste entreprise, mais on lui refuse toute avance pour assurer sa subsistance. Ses voisins de quartier, solidaires, collectent l'argent nécessaire. Mais, voulant fêter l'événement au cours d'une soirée bien arrosée, Mori se fait voler son pécule. Plus tard, l'emploi promis lui est désormais refusé. Un de ses amis l'incite à voler des tuyaux dans un chantier. Repéré, Mori est pourchassé dans les rues de Tokyo. Toutefois, s'il est convoqué au commissariat de police, c'est parce que sa femme voyageait dans le train sans billet. Désemparés, les époux et leurs enfants errent à travers la ville. Mori suggère à sa femme l'idée d'un suicide collectif. Auparavant, Mori, avec l'argent du vol, veut offrir à ses enfants une dernière journée de gaieté à la fête foraine. Or, à ce moment-là, son garçon est pris dans un marécage. Le père sauve le fils et renonce ainsi à la pensée d'un suicide.

Fiche technique

Distribution artistique

Commentaire

Financé grâce à une souscription populaire, le film de Tadashi Imai dresse d'une manière très réaliste le tableau du Japon d'après-guerre, en proie au chômage et à la misère des classes déshéritées. L'œuvre connut un fort retentissement et fut classée, au Japon, parmi les meilleures productions de l'année.

Si Nous sommes vivants apparaît si proche de la philosophie du tandem Cesare Zavattini-Vittorio De Sica (le film fut comparé au Voleur de bicyclette[3]), c'est, non seulement, parce que « l'errance d'un individu démuni et sa quête inlassable d'un travail sont décrites avec minutie et émotion » (Jacques Lourcelles), mais aussi parce qu'il se refuse à tout commentaire idéologique, récusant de surcroît le trop fameux happy end démobilisateur. « Certes le fait que l'enfant ait frôlé la mort éloigne le père de ses tentatives suicidaires » (J. Lourcelles), mais sa situation demeure « sans le moindre espoir de solution à l'horizon » (J. Lourcelles, Dictionnaire du cinéma-Les films, Robert Laffont).

Autour du film

Notes et références

Liens externes

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