Nouveau musée Mâ Loango de Diosso

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Type
Musée national
Ouverture
Surface
5 000 m2 d'exposition
Collections
Nouveau musée Mâ Loango de Diosso
Nouveau musée Mâ Loango de Diosso en 2025
Informations générales
Type
Musée national
Ouverture
Surface
5 000 m2 d'exposition
Collections
Collections
Genre
Époque
Localisation
Pays
Division administrative
Commune
Coordonnées

Le nouveau musée Mâ Loango de Diosso est un musée national de la république du Congo situé dans le département du Kouilou et la localité de Diosso, à 25 km au nord de Pointe-Noire, la capitale économique.

Le palais royal

L'origine du musée Mâ Loango est intimement liée à celle du royaume de Loango et à celle de ses souverains. Tout commence au XVIIe siècle, lorsque les habitants de Diosso entreprennent d'ériger en l'honneur de leur souverain N'Gangue M'voumbe Niambi le premier palais royal en bois sculpté. Ledit palais servit par la suite de résidence à ses successeurs.

À la fin du XIXe siècle, le Mâ Loango Moe Makosso-Tchinkosso, qui régna de 1882 à 1885, affaibli par le blocus de la côte établi par l'aviso Sagittaire, empêchant tout contact entre les villages, fut contraint de capituler. Le 12 mars 1883, il signe avec le lieutenant de vaisseau Robert Cordier un traité de souveraineté, de commerce et de cession du territoire, en présence des négociants portugais Manuel Saboga et français Ferdinand Pichot. Par ailleurs, le pouvoir central du Mâ Loango s'estompe au profit de potentats locaux. Certains d'entre eux, parmi lesquels André Moé-Loemba (autochtone élevé par les missions portugaises, fondateur du village de Tchimbamba), Mamboma Makosso, Mvumvo Lucieno et Matchimbamba paraphent, le 21 juin 1883, le traité de Punta-Negra, avec le même lieutenant de vaisseau Cordier, permettant à la France de prendre possession de ce territoire[1].

En 1952, l'administration coloniale française décide de construire une habitation moderne de plain-pied, en matériaux durables afin de servir de palais royal. À partir de 1954, ce sera la résidence de Moe Poaty III, qui régna du 18 mars 1931 jusqu'à sa mort le 3 mai 1975.

Le palais royal ne fut plus habité durant 6 années, à cause des problèmes de succession au sein de la famille royale.

On peut être surpris par l'aspect modeste du bâtiment de 220 mètres carrés qui comprenait en plus, des dépendances abritant la cuisine et les logements des épouses royales. L'explication se trouve dans la tradition loango selon laquelle les maisons d'habitation n'étaient pas construites en matériaux durables. Cela facilitait en effet la coutume qui voulait que toute maison ayant connu un décès soit abandonnée après celui-ci. C’est certainement pour cela qu’après la mort de Moe Poaty III aucun de ses successeurs n’occupa les lieux[2].

Le Musée régional des arts et des traditions Mâ Loango

Le musée régional Ma-Loango en 2015.
Expositions du musée régional Ma-Loango (2015).

Le ministère de la Culture récupère le bâtiment et transforme l’ex-résidence royale en musée. Le 10 avril 1982, Jean-Baptiste Tati Loutard, alors ministre de l’Enseignement secondaire et supérieur, de la culture et des arts inaugure le musée. Depuis, le Musée Mâ Loango est une institution publique dont le but est de protéger le patrimoine culturel et historique du Congo dans toute sa diversité. Il était ouvert au public estudiantin et chercheur, et à toute personne désireuse de s’imprégner de l’histoire de cette région de l'Afrique.

Le musée mesure 20 mètres de long sur 11 mètres de large et contient des séjours, des couloirs, des chambres, et la salle de bains du roi. Toutes ces chambres ont été transformées en salles d'exposition ou en réserve.

Plus de 300 objets et documents y sont exposés, ainsi que d'une douzaine de collections différentes, illustrant des événements historiques et l'évolution de la société congolaise. Les objets de grande valeur artistique, sont exposés aux côtés de ceux plus modestes, liés à la vie quotidienne qui sont considérés comme importants dans l'étude des peuples anciens congolais. Les outils de travail traditionnels comprennent des pioches, des haches, des couteaux, des soufflets en bois, des gourdes, et des herminettes[3],[4].

Les bijoux et vêtements traditionnels comprennent des pagnes, des coiffures, et le costume Tchikumbi (jeune fille nubile). Les objets domestiques sont représentés par un tapis de jonc, ainsi que de la paille et des ustensiles de cuisine. Les armes et les pièges sont des lances, des couteaux, des arbalètes, de cloches de chasse en bois, des pièges de chasse en osier et des filets. Les objets traditionnels de culte incluent des statuettes en pierre, un masque Punu, le masque Kidumu, ainsi que les figurines Kebe Kebe et Mboumba. Les instruments musicaux traditionnels sont ceux des groupes ethniques Yombe et Dondo.

C'est grâce à la passion du conservateur du musée Joseph Kimfoko Madoungou pour l’anthropologie, l’ethnologie et la muséographie que ce musée a gardé une âme et est le seul musée qui fonctionne actuellement au Congo. Monsieur Kimfoko Madoungou est en effet bien plus qu’un simple conservateur. On lui doit les collections exposées au musée et sans nul doute le fait qu’il existe encore, tant les autorités, notamment celles de la culture, n’y portent qu’un intérêt dérisoire[5].

Deux jeunes universitaires (Louis Marie Pandzou) ont pris la suite après sa retraite. Dès 2004, Kimfoko estimait que la pérennité du musée était menacée[3],[6].

Le nouveau projet

Notes et références

Voir aussi

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