Nouvel-Ontario

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Nouvel-Ontario renvoie à la région géographique du Nord de l'Ontario. Sa particularité et son importance vient du fait qu'il désigne également un espace d'expression culturel et identitaire des Franco-Ontariens.

Gage de la charge symbolique de ce terme, au fil des ans, plusieurs institutions ont choisi de l'intégrer à même leur nom. Parmi eux, on compte autant des organismes dédiés à la création artistique (Coopérative des artistes du Nouvel-Ontario, Galerie du Nouvel-Ontario, Théâtre du Nouvel-Ontario), ainsi que des organismes à vocation savante et historique (Société historique du Nouvel-Ontario, Revue du Nouvel-Ontario).

L'expression Nouvel-Ontario représente une traduction du terme New Ontario[1].

Selon l’historien Donald Creighton, le Nouvel-Ontario est considéré une terre d’opportunité à l’époque :

The Shield, the enormous irregular triangle of rocky, ravaged upland, had been both a barrier to economic progress and a bulwark of economic development. These ancient, worn-down rocks, with their vast stretches of towering conifers, their elaborate mazes of lakes, lakelets, rivers, falls, rapids, and spillways, had been the basis of both the fur trade and the timber trade. There had been two great “crops” in the Precambrian Shield. Men had exploited its animals and forests; but now they were to tear out wealth and power from its soils, and rocks, and waters. The north became the great new impulse of Canadian life. It filled men’s pockets and fired their imaginations. Its massive forms, its simple, sweeping rhythms, its glittering and sombre colours, inspired in Tom Thompson and the members of the Group of Seven the most distinctive group of painters, which the country had yet produced[2].

Le départ pour le Nouvel-Ontario est plus acceptable aux yeux des élites, selon Gaétan Gervais :

"À la fin du XIXe siècle, les élites clérico-nationalistes voyaient la colonisation en termes d’expansion de la présence canadienne-française au pays. Certains, cependant, se méfiaient des agents des Prairies et préféraient orienter les colons vers le nord de l’Ontario, où ils seraient plus forts grâce à la contiguïté avec le Québec[3]." Onésime Reclus, en écrivant à Rameau de Saint-Père en juillet 1888, y voit « l’événement le plus considérable de la colonisation canadienne depuis le bousculement définitif des Anglais par la reprise des cantons de l’Est et du comté d’Ottawa[4] ».

Selon Denise Quesnel, il est presque impossible pour un individu de s’établir seul dans le Nouvel-Ontario. C’est pour cette raison que des familles déménageaient ensemble, formant ainsi une chaine migratoire allant de la communauté d’origine au front colonisateur. Il semble bien que ce sont, en fait, les familles qui sont au cœur de la colonisation. Une fois rendues sur place, ces familles façonnent la communauté par les multiples alliances qui se sont créées, les liens qui existaient entre les familles qui arrivent dans la région, la formation de grappes familiales[5].

Limites géographiques du Nouvel-Ontario

Portée culturelle et identitaire du terme

Organismes dont le nom porte la mention du Nouvel-Ontario

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