Novate Mezzola
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| Novate Mezzola | |
Vue générale | |
Armoiries |
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| Administration | |
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| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Code postal | 23025 |
| Code ISTAT | 014046 |
| Code cadastral | F956 |
| Préfixe tél. | 0343 |
| Démographie | |
| Gentilé | novatesi |
| Population | 1 923 hab.[1] (2026) |
| Densité | 19 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 46° 13′ 00″ nord, 9° 27′ 00″ est |
| Altitude | Min. 199 m Max. 3 137 m |
| Superficie | 9 970 ha = 99,7 km2 [2] |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Sondrio. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
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Novate Mezzola est une commune de la province de Sondrio, dans la région Lombardie, en Italie. Comptant près de 2 000 habitants en 2021, elle fait partie de la communauté de communes de la Valchiavenna et occupe l’extrémité sud de la vallée de Valchiavenna, où la rivière Mera, sous-affluent du Pô, se jette dans le lac de Mezzola.
Située sur l’axe de communication qui reliait Milan avec les Grisons et, au-delà, avec l’Allemagne, et qui avait justifié la construction d’une chaussée à l’époque romaine, la zone de Novate fut choisie au haut Moyen Âge pour l’établissement d’un monastère, tandis que le premier foyer de peuplement remonte à l’an mille, sous le nom de « Villa Nova ». Novate était pendant le Moyen Âge le noyau prédominant d’un ensemble de localités avec lesquelles elle formait une commune. Au XVe siècle, elle eut à subir les tribulations de la guerre dite de la Valteline, épisode de la guerre de Religion.
Ses atouts sur le plan touristique sont notamment l’église de la Trinité, de plan médiéval, mais remaniée et pourvue d’une décoration luxuriante à l’époque baroque, et l’environnement naturel marqué par les montagnes abruptes et pierreuses qui cernent l’agglomération sur ses flancs nord, est et sud-est, mais qu’entrecoupent d’étroites vallées encaissées livrant passage à des chemins muletiers (devenus sentiers de randonnée) menant à plusieurs hameaux de montagne.
Géographie physique
La commune de Novate Mezzola est située à environ 90 km au nord de Milan et à environ 35 km à l’ouest de Sondrio, chef-lieu de la province homonyme dont la commune fait partie. Elle occupe l’extrémité sud de la Valchiavenna, vallée longue d’une quinzaine de km s’étirant selon un axe grosso modo nord-sud et dont la ville de Chiavenna occupe l’extrémité nord. La commune borde sur son flanc sud le lac de Mezzola, qui est alimenté principalement par la rivière Mera, affluent de l’Adda (et donc sous-affluent du Pô), et également par plusieurs torrents, dont le Codera, qui sépare Novate d’avec Campo Mezzola et dont les crues ont eu des effets dévastateurs dans le passé.
Le village de Novate donne au nord-ouest et au sud-ouest sur la plaine de la Mera, tandis qu’il est cerné sur ses flancs nord-est et sud-est par des formations montagneuses escarpées et rocheuses, dont en particulier au nord le Monte Avedèe (alt. 1448m).

Communes limitrophes
Novate Mezzola jouxte les communes de Cercino, Cino, Civo, Dubino, Mello (Italie), Piuro, Prata Camportaccio, Samolaco, Sorico, Traona, Val Masino, Verceia et Villa di Chiavenna.
Bourgs et hameaux appartenant à la commune de Novate
Outre le village de Campo Mezzola, les localités suivantes relèvent de la commune : Avedèe, Codera, Besciadega et San Giorgio di Cola.
- Église saint-Antoine-de-Padoue, dans le village de montagne Avedèe.
- Codera, dans la Valcodera.
- Village de Besciadega.
- San Giorgio di Cola (alt. 750 m.
Administration
Démographie

Histoire
Période romaine et haut Moyen Âge
À l’époque romaine, le site où se trouve l’actuelle Novate Mezzola était traversé par la via Spluga, chaussée romaine qui reliait Lindau, sur le lac de Constance, à Milan, en passant par le col du Splügen. Les moines de l’abbaye Saint-Colomban de Bobbio (en Émilie-Romagne) y fondèrent le monastère Saint-Colomban, dans le village (et actuelle section de commune) de Campo Mezzola.
Du Xe siècle à 1797
En tant que commune du comté de Chiavenna, Novate relevait de la piève de Samolaco.

Le premier noyau habité du village, appelé Villa nova et destiné à devenir ensuite le bourg-centre de la commune de Lezzeno Superiore, avait été fondé peu après l’an mille par l’évêque de Côme Alberico[3].
L’origine du toponyme remonte à la villa « quae dicitur villa nova » (qui était dite villa neuve) dont Alberico avait fait don lors de la fondation du monastère Sant'Abbondio de Côme en 1013. Au XIe siècle, Novate et le village voisin Verceia étaient des fiefs du monastère Sant'Abbondio et leur administration fut confiée en 1193 à des vicedomini, avec l’aval d’Henri VI. Dans la suite, par la volonté de Frédéric II, les deux localités furent cédées à Lucino (dans l’actuelle commune de Montano Lucino), cession confirmée en 1260 par l’évêque de Côme Raimondo della Torre.
De la fin du XIIe siècle jusqu’au milieu du XVIe siècle, Novate et Verceia allaient constituer une commune unique, sous le nom de Lezzeno superiore, toponyme qui trouve son origine dans la dénomination « loco et fundo Leucilio » (ou Leuzolo, ou encore Lezini), mentionnée dans des actes de 998, 1035 et 1092. Ledit locus et fundus comprenait les localités habitées de Cillio, Vico, Villa et Vercelli (Verceia), auxquelles donc l’évêque Alberico amalgama, peut-être vers 1010, la « villa nova », c’est-à-dire Novate. Cependant, la dénomination de la commune changea à la suite d’une crue de la « rivière de Verceia » (nom actuel torrente dei Ratti), qui inonda l’ancienne Leuzolo vers la deuxième décennie du XVIe siècle.
En 1620, date de début des guerres de religion en Lombardie, il n’y avait à Novate qu’une seule famille adepte de la Réforme, et donc aucune situation propice à une rébellion contre l’autorité grisonne et contre les Protestants, comme ce fut le cas p. ex. dans la Valteline voisine[4]. Le comté de Chiavenna, s’il était éloigné du conflit dans ses débuts, y fut cependant entraîné lorsque les troupes espagnoles, qui avaient sous leur coupe l’État de Milan, envahirent les vallées stratégiques des rivières Adda (baignant la Valteline) et Mera (baignant la Valchiavenna) sous prétexte de vouloir défendre les insurgés catholiques. La zone de Novate fut, en raison de sa situation sur un axe de communication avec l’Allemagne, la première à être occupée et à devoir fournir logis et nourriture à une vaste troupe[4].
La situation devint critique quelques années plus tard, lorsque les forces de la ligue d’Avignon, alliée des Trois Ligues grisonnes, firent mouvement début 1625 afin de déloger les Espagnols des vallées alpines, et mirent le siège devant Novate après avoir préalablement conquis toute la Valteline et le reste de la Valchiavenna. Le bourg de Novate, d’où avait fui la totalité des habitants, fut presque entièrement détruit par l’incendie allumé le par les Espagnols, qui désespéraient de pouvoir tenir le bourg et avaient donc décidé de l’abandonner. Peu après, s’avisant qu’ils avaient surestimé l’adversaire, les Espagnols reconquirent le bourg et s’y maintinrent jusqu’à la fin des hostilités, en repoussant durement les assauts de la Ligue[5].
Les hostilités cessèrent avec la conclusion du traité de Monzón de , même s’il fallut attendre un an avant qu’il ne soit pleinement mis en œuvre. Finalement, en début de , les troupes évacuèrent la vallée, en laissant derrière elles un village dévasté[5].

En , dévalant des cols de Splügen et du Septimer, l’avant-garde de l’armée de l’empereur Ferdinand II, envoyée d’Allemagne pour conquérir Mantoue et menée par le comte de Mérode, fit son apparition inopinée dans la région. Par malheur, la cavalerie allemande et les redoutables lansquenets, n’ayant pas obtenu promptement la permission de traverser le territoire de l’État de Milan, durent installer leurs quartiers pour quelques mois dans la Valchiavenna et y commirent leurs habituels ravages. Ils quittèrent la région début septembre, mais un ruineux va-et-vient de la même soldatesque allait persister jusque tard au printemps de 1631[6].
Passée cette période néfaste, une autre s’instaura en , avec l’arrivée depuis le nord d’une armée française, placée sous le commandement du duc de Rohan et chargée de s’emparer, en faveur de ses alliés grisons, de la Valteline, alors sous la protection espagnole. Comme conséquence de la position stratégique de Novate, ses habitants eurent à nouveau la lourde charge de subvenir aux besoins d’un important effectif militaire, même si les dévastations leur furent cette fois épargnées. La visite pastorale de l’évêque Carafino d’ trouva l’église en grand abandon et la paroisse privée de curé[7].
En 1636, on assista, par suite de la guerre, à une nouvelle flambée de la grande peste, ce qui explique le tableau votif représentant la crucifixion (dû probablement aux frères Recchi) offert à l’église par la veuve de Gian Giacomo Giani en remerciement d’avoir échappé à la maladie[7].
Par le traité de dit « capitulat de Milan »[note 1], conclu entre l’Espagne et les Trois Ligues, et dont une des clauses stipulait que Milan retournait sous la tutelle grisonne, la paix fut enfin rétablie dans la zone de Novate[8].
À l’époque grisonne, Novate faisait partie, au titre de « commune extérieure », de la juridiction de Chiavenna, de même que Prata, Mese, Gordona et Samolaco. À la fin du XVIe siècle, Vico, Verceia et Scellio étaient catégorisées comme « voisinages de la commune de Novate » (vicinanze del comune di Novate) et jouissaient d’une certaine autonomie administrative.
La commune de Lezzeno superiore (Novate) était subdivisée en cinq cantons ou « terres », disparates par la superficie et par la population, parmi lesquels Novate occupait une position prédominante aux XVIe et XVIIe siècles. Outre Novate, ces cinq cantons étaient Codera, Cola (avec San Giorgio), Campo, et Verceia, parcourue par la Valle dei Ratti. Verceia, y compris les hameaux de Scellio et de Villa, était également appelée « cantone ultra Saxum » ou « cantone della chiesa di San Fedele » (canton de l’église Saint-Fidèle). Chaque canton de la commune de Lezzeno superiore/Novate gérait, à travers un conseil, sa propre économie de façon autonome. De même, les curés de paroisse étaient élus en toute autonomie par les cantons et ce n’est qu’après coup qu’ils obtenaient le placet de l’évêque de Côme[9].
Un inventaire daté de 1668 fait état pour Novate de 33 foyers ou familles, et d’un total de seulement 158 âmes, qui vivaient des maigres revenus de la pêche, du transport lacustre de marchandises et du travail d’une terre ingrate et exposée souvent aux crues du torrent Codera, mais qui apparaissaient disposées néanmoins à financer les travaux d’équipement et d’embellissement de l’église. Certes, l’église ne se prêtait pas uniquement à la célébration des offices religieux, mais aussi à la tenue d’assemblées populaires pour traiter les affaires de la communauté civile[10].

Le , les ambassadeurs de France Charles-Louis Huguet de Sémonville et Hugues-Bernard Maret furent faits prisonnier par les Autrichiens près de l’auberge dell'Angelo, puis libérés au bout de 29 mois de captivité en échange de Marie-Thérèse Charlotte de France[11].
De 1798 à 1815
En , par le remodelage résultant de la création du département du Lario (en vertu de la loi du 7 germinal de l’an VI), la commune de Novate fut incorporée dans le district de Gordona. Par l’instauration du département de l’Adda-et-Oglio (loi du 11 vendémiaire de l’an VII), la commune de Novate se retrouva comprise dans le district II de Chiavenna. Selon la conformation définitive de la République cisalpine, définie en (loi du 23 floréal de l’an IX), Novate était devenue l’une des 70 communes composant le district III, de Sondrio, dans le département du Lario.
Selon le nouveau plan de reconfiguration provisoire du département du Lario, en exécution du décret du , la commune de Novate se trouvait relocalisée dans le IIe district de l’ancienne Valteline avec pour chef-lieu Chiavenna[12], au titre de commune de 3e classe, avec 1 211 habitants en 1803[13].
Avec la mise en place du département de l’Adda sous le royaume d’Italie, en vertu du décret du , la commune de Novate vint à appartenir au canton VI de Chiavenna, en tant que commune de 3e classe, comptant toujours 1 211 habitants. Dans le répertoire des numéros, dénominations et populations des communes du département de l’Adda, établi en accord avec le décret du , la commune de Novate, avec 952 habitants au total, figurait comme composée des sections (frazioni) de Novate (250 habitants), Campo (136 habitants), Codera (430 habitants) et Cola (136 habitants)[14].
Le projet de concentration des communes du département de l’Adda, en exécution du décret du , ne concernait pas la commune de Novate. Après approbation (décret du ), la concentration des communes fut mise en œuvre, à compter du ; ce redécoupage, collationné avec celui de 1796, fut transmis en à la régence provisoire du royaume d’Italie et avalisé en 1815 après le transfert du département de l’Adda à l’autorité de la maison d’Autriche dans le cadre du royaume de Lombardie-Vénétie[15]. À cette dernière date, Novate est mentionné avec un total de 1 211 habitants (dont 795 pour le bourg lui-même), comme commune principale du canton VI de Chiavenna, en association avec la commune rattachée Verceia.
De 1816 à 1859

Dans le découpage territorial décidé par le royaume de Lombardie-Vénétie et promulgué le , il était prévu d’instaurer deux communes distinctes, à savoir Novate avec Campo, et Codera. Le député de Valteline, le comte Diego Guicciardi, fit observer que Codera était une « toute petite bourgade » (una piccolissima contrada) inapte à « former, sous aucun rapport, une commune », et qui dès lors devait se laisser unir à Novate, à laquelle elle avait toujours appartenu[16] ; la délégation provinciale impériale et royale proposa elle aussi le maintien de l’ancienne unité communale, et de fait, dans le répertoire révisé des communes, les localités de Codera, Campo, Cola et Riva del Lago sont incluses dans la commune de Novate, laquelle, lors de la mise en œuvre de la segmentation communale de la province de Sondrio, fut intégrée dans le district VII de Chiavenna. À la date du , les habitants de Campo et de Cola adressèrent une demande de séparation d’avec Novate[17], en réponse à quoi la délégation provinciale se plut à réaffirmer auprès de la congrégation centrale de Milan que Codera avait « toujours fait partie de Novate », que Campo et Cola étaient « séparés de Novate par un torrent » et que l’impôt foncier (estimo) s’appliquait globalement et ne rapportait que 3 136 écus (scudi), mais renvoya néanmoins la question au gouvernement[17]. En vertu de la subséquente segmentation territoriale de la province de Lombardie, promulguée le , il fut confirmé que la commune de Novate engloberait Campo et Codera, serait dotée d’un conseil communal et serait incorporée dans le district VII de Chiavenna. En 1853 (notification du ), Novate, avec les sections de Campo, Cola et Codera, formant commune de 957 habitants, dotée d’un conseil communal sans service administratif propre, fut intégrée dans le district IV de Chiavenna.
De 1859 à 1971

Au lendemain de l’union temporaire des provinces lombardes avec le royaume de Sardaigne, et sur la base du découpage territorial établi en vertu de la loi du , la commune de Novate Mezzola, avec ses 978 habitants, dirigée par un conseil communal de quinze membres et d’un comité exécutif (giunta) de deux membres, fut incluse dans le canton (mandamento) III de Chiavenna, dans l’arrondissement (circondario) unique de Sondrio, province de Sondrio.
Au moment de la constitution en 1861 du royaume d’Italie, la commune comptait une population résidante de 1 132 habitants (recensement de 1861). Jusqu’en 1863, la commune garda la dénomination de Novate, avant d’adopter par la suite celle de Novate Mezzola (décret royal du , n. 1426). Aux termes de la loi sur l’organisation communale de 1865, la commune était désormais administrée par un maire (sindaco), par un comité exécutif (giunta) et par un conseil communal. En 1867, la commune se trouvait intégrée dans le même canton (mandamento), le même arrondissement (circondario) et la même province qu’auparavant.
L’évolution de la population résidant dans la commune se présente comme suit : 1 046 habitants au recensement de 1871, 1 168 habitants au recensement de 1881, 1 120 habitants au recensement de 1901, 1 393 habitants au recensement de 1911, et 1 390 habitants au recensement de 1921.
En 1924, la commune fut incluse dans l’arrondissement unique de Sondrio dans la province de Sondrio. Par suite de la réforme de l’administration communale décidée par le régime fasciste en 1926, la commune était désormais administrée par un podestà. La population résidante de la commune se dénombrait comme suit : 1 471 habitants au recensement de 1931, et 1 777 habitants au recensement de 1936. À la suite de la réforme de l’organisation communale mise en œuvre en 1946, la commune de Novate Mezzola est dorénavant administrée par un maire, un comité exécutif (giunta) et un conseil communal.
Depuis 1951, la population résidante s’est élevée à 1 636 habitants (au recensement de 1951), à 1 724 habitants (au recensement de 1961) et à 1 864 habitants (au recensement de 1971). En 1971, la commune de Novate Mezzola avait une superficie de 9 984 ha.
Paroisse de la Très-Sainte-Trinité (Santissima Trinità)
La paroisse de la Sainte-Trinité de Novate relève du diocèse de Côme. La date de fondation de la paroisse de Novate n’a pas encore pu être déterminée. En 1651, l’église vice-paroissiale de la Sainte-Trinité de Novate était répertoriée comme faisant partie d’un vaste vicariat qui s’étendait sur les trois juridictions constitutives du comté de Chiavenna, savoir : la juridiction de Chiavenna, la Val San Giacomo et la juridiction de Piuro, chacune correspondant à une « congregatio » du clergé. Novate était comprise dans la « congregatio prima »[18]. Antérieurement à 1761, tous les prêtres ayant sous leur compétence la communauté de Novate, laquelle alors englobait encore Codera, Campo et Verceia, étaient dotés du titre de vicaire (vice-curato). En 1772, Novate fut élevée au rang de prepositura (± prévôté)[19],[20].

L’église de la Sainte-Trinité de Novate est attestée comme vice-paroissiale dans la piève et le vicariat de Chiavenna à la fin du XVIIIe siècle[18],[20].
En 1892, année de la visite pastorale de l’évêque Andrea Carlo Ferrari, la recette nette du bénéfice paroissial était de 240 lire. Dans les limites de la paroisse de Novate, il n’existait d’église ni d’oratoire autres que l’église paroissiale ; ce nonobstant, il s’agissait d’un lieu de prière privé, propriété des barons Giani. L’église paroissiale de la Sainte-Trinité hébergeait la confrérie du Saint-Sacrement, masculine uniquement, et celle du Saint-Rosaire, exclusivement féminine. Le nombre des paroissiens s’élevait à 317[20].
Par le décret du édicté par l’évêque de Côme Alessandro Macchi, la paroisse de Novate Mezzola fut érigée en doyenné, sous l’autorité de laquelle allaient ensuite être placées les paroisses de Campo, de Cola, de Paiedo, de Novate Mezzola, de Sant'Andrea di Samolaco (dans la section d’Era), de Somaggia (section de Samolaco) et de Verceia, après avoir été toutes séparées du doyenné de Chiavenna par le même décret d’[21],[20]. Par voie de décret du établissant les zones pastorales dans le diocèse de Côme, la paroisse de la Sainte-Trinité fut assignée à la zone pastorale XI de la Valchiavenna et au vicariat de Chiavenna[22],[20].
Par le décret épiscopal du , le bénéfice paroissial de Saint-Jean-Baptiste (San Giovanni Battista), dans la section de Codera de la commune de Novate Mezzola, fut réuni aeque principaliter au bénéfice paroissial de la Sainte-Trinité de Novate Mezzola[23],[20]. Le décret du plaçait la paroisse de Novate Mezzola dans la zone de compétence du vicariat A de la Valchiavenna[24],[20]. Par le décret du de l’évêque Teresio Ferraroni était ordonnée la fusion de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste de Codera avec la paroisse de la Sainte-Trinité de Novate Mezzola[25],[20].

Monuments et sites remarquables
Architecture religieuse
- L'église de la Très-Sainte-Trinité (en italien : Chiesa della Santissima Trinità), église paroissiale de Novate, remonte, sur la foi de documents anciens, au moins jusqu’au XVe siècle. En 1598, grâce aux fonds offerts par un donateur, l’édifice fut agrandi, équipé d’un clocher et pourvu d’une abside avec presbytérium pour y loger le maître-autel. En 1615, après achèvement des travaux, l’église présentait une nef rectangulaire unique avec abside octogonale, selon le canevas usuel dans la région. Peu après, la nef fut couverte d’une voûte en berceau surbaissé, tandis que la sacristie voyait enfin le jour. Mais l’église doit son aspect actuel au remaniement effectué en deux étapes à l’époque baroque, avec maintien du plan au sol. À partir de la décennie 1640, la voûte surbaissée fut remplacée par une voûte en berceau plein cintre, les murs reçurent une couche de stuc, l’abside fut remodelée (ajout de fenêtres, pose d’un retable, construction d’une balustrade cernant le sanctuaire) et l’intérieur réagencé selon les préceptes de la Contre-Réforme (fonts baptismaux, disposition de l’autel). Ensuite, à partir de 1685, à la faveur d’une copieuse donation, une corporation itinérante locale de compagnons artisans et artistes, communément appelée « maestri comacini », parmi lesquels figurait le peintre Giulio Gaglio, s’attela à doter l’église d’une décoration intérieure baroque exubérante, comprenant des stucs avec dorures, des fresques sur les voûtes, et des tableaux et retables dans les chapelles latérales, à quoi viendra s’ajouter un orgue en 1686 — le tout produisant néanmoins une impression d’ensemble et dénotant une conception organique. Dans le même temps, la façade fut remodelée de manière à la mettre plus en accord avec celle de l’église du Gesù de Rome, prototype à suivre en la matière aux yeux de la Contre-Réforme en Italie. La flèche du clocher reçut sa silhouette actuelle (éléments superposés et à redents, coiffés d’une coupole octogonale) au début du siècle suivant.
- Église de la Trinité : façade et clocher.
- Vue du clocher.
- Troisième travée de la nef.
- Première travée.
- L’oratoire Saint-Colomban[26],[27] de Campo Mezzola, l’ancienne église paroissiale, avait été établie sur les vestiges de l’ancien monastère fondé par les moines de Bobbio. Ce lieu de culte fut érigé en siège d’un vicariat par l’évêque Bonesana en 1704, mais fut détaché de Novate et élevé au statut de paroisse en 1886 par l’évêque Pietro Carsana, avant d’être remplacé par le nouvel édifice paroissial en 1960. Actuellement (2026) en état de délabrement avancé, il fait l’objet d’un projet de restauration.
- L’église Saint-Colomban (chiesa di San Colombano) de Campo Mezzola[26], dont la construction a commencé en 1955, est la nouvelle église paroissiale, consacrée en 1960.
- Sont à mentionner également les églises Saint-Antoine-l’Abbé (Sant'Antonio Abate), à Campo ; Saint-Georges (San Giorgio), à Campo ; Saint-Antoine-de-Padoue (Sant'Antonio da Padova), à Avedèe ; du Christ-Roi (del Cristo Re), à Bresciadega ; Saint-Jean-Baptiste (San Giovanni Battista), à Codera ; et du Sacré-Cœur-de-Jésus (del Sacro Cuore di Gesù), à Cola.
Architecture civile
- À proximité de l’église de la Sainte-Trinité se trouve la Casa Giani, palais constitué de trois corps de bâtiment disposés autour d’une cour intérieure, que jouxte un vaste parc. De ces trois structures, celle remontant au XVIIIe siècle et formant l’aile orientale de l’ensemble, est la plus ancienne[28]. Les pièces sont pour la plupart couvertes de voûtes en berceau et les sols constitués de dalles en terracotta et en bois[29].
- Palazzo Giani, façade principale sur la Piazza Francesco Giani de Valpo.
- Le palais vu de l’ouest, avec le clocher de l’église de la Trinité.
- Accès à la cour intérieure, fresques.
- Le palais avec le mont Avedèe en toile de fond.
Sites naturels
La commune borde le lac de Mezzola, dans le sud duquel s’étend la réserve naturelle Pian di Spagna e Lago di Mezzola, habitat de quantité d’espèces aquatiques et d’oiseaux. Le lac est doté d’une vaste plage dûment équipée pour la baignade.
Novate Mezzola est un des points de passage de divers sentiers de randonnée, importants et très fréquentés, des Alpes italiennes, dont notamment le Sentiero Roma et le Sentiero Italia.
Val Codera
La vallée encaissée de Val Codera, où coule le torrent Codera, s’étire dans l’est de la commune et n’est accessible qu’à pied ou en hélicoptère. On peut l’atteindre à pied p. ex. au départ de Mezzolpiano, dans la banlieue est de Novate, où se trouve (à 316 m d’altitude) l’amorce d’un sentier muletier à dénivellation régulière, qui aboutit aux hameaux d’Avedèe (790 m d’altitude) et de Codera (825 m d’altitude), lieu des refuges Risorgimento et Osteria Alpina. On peut de là poursuivre sa route en direction de la localité de Bresciadega (1 214 m d’altitude) et du refuge Luigi Brasca (1 304 m d’altitude), pour continuer ensuite vers la vallée Val Masino ou vers le refuge Luigi Gianetti (2 534 m d’altitude). De Codera, on peut également dévier en direction de San Giorgio et de la vallée nommée Valle dei Ratti, qui débouche à l’ouest sur Verceia.
San Giorgio et le Tracciolino
L’un des sentiers de randonnée permet de rejoindre San Giorgio di Cola (749 m), section (frazione) de Novate, qui héberge un petit musée et qui est le point de départ du Tracciolino, sentier de randonnée caillouté, ponctué de tunnels, pour piétons et cyclistes VTT, courant le long d’un ancien chemin de fer à voie étroite désaffecté, aménagé dans les années 1930 pour le transport des matériaux nécessaires à la construction du barrage du val Codera et du barrage de Moledana. Du Tracciolino, l’on peut ensuite redescendre sur le village de Verceia.
- Le Tracciolino vers 1928.
- Locomotive (1930).
- Train chargé de matériaux franchissant un pont de bois.
- Pont du Tracciolino intégré dans un parcours de randonnée.
Économie

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Novate était de façon prédominante un village de bateliers et d’agriculteurs[30].
Au XVIIe siècle, avec la mise en service des premières carrières de granit à l’initiative de quelques tailleurs de pierre originaires de la vallée d’Intelvi (les dénommés Picapreda), se développa à Novate une florissante activité d’extraction où allaient s’engager comme force de travail non seulement les habitants des alentours, mais aussi des travailleurs provenant d’autres régions d’Italie. Cette activité, qui comportait la production et le transport (d’abord par bateau, puis par chemin de fer) d’une gamme de matériaux utilisés dans le bâtiment ordinaire et dans la construction routière (dalles, pavés et bordures de trottoir), allait se maintenir jusqu’à la fin de la décennie 1990[30].
Personnalités
- Regina Francesca Riva (1681-1752), comtesse catholique, propriétaire foncière, éminente personnalité de la famille Riva.
