Noël Garnier-Duplessix
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Service historique de la Défense (GR 9 YD 693)[1] |
Noël Marie Joseph Louis Garnier-Duplessix (né le 25 décembre 1860 à Rennes et mort le 2 mars 1928 à Nice) est un officier général français.
Il est reconnu pour ses actions lors de la Première Guerre mondiale et ses engagements dans les campagnes coloniales françaises, notamment au Maroc et en Cilicie.
Jeunesse et formation
Issu d’une famille d'ancienne bourgeoisie bretonne[2], Noël Garnier-Duplessix s'engage dans l'armée française en intégrant l'École spéciale militaire de Saint-Cyr le 29 octobre 1880, d'où il sort en 1882, classé 2e de sa promotion[3]. Ayant fait le choix des Troupes coloniales, il fait sa carrière en Algérie, au Maroc et en Tunisie, atteignant le grade de colonel, le 29 mars 1913, à 52 ans.
Carrière militaire
Avant la Première Guerre mondiale, Garnier-Duplessix sert en Algérie et au Maroc, où il combat dans le Rif et devient bras droit du maréchal Hubert Lyautey. Il est colonel du 5e régiment de tirailleurs indigènes et commande la région de Tadla-Zaian au Maroc, se distinguant notamment lors de la prise de Khénifra en juin 1914[4].
En septembre 1914, il prend le commandement de la 2e division d'infanterie et participe à la Première bataille de la Marne. Il retourne ensuite au Maroc pour participer à la Guerre des Zayans, où il se distingue lors de la marche de 48 heures pour secourir Khénifra après la bataille d'Elhri[4].
En octobre 1916, il prend le commandement de la 37e division d'infanterie et participe à la bataille de Verdun, capturant plus de 11 000 prisonniers. Il commande ensuite sa division lors de l'Offensive Nivelle en avril 1917.
En juin 1918, il est nommé commandant du 9e corps d'armée. Sous son commandement, le corps remporte la bataille d’Amiens, et participe à la bataille de la Meuse-Argonne, intégrant des unités américaines telles que le 372e régiment d'infanterie afro-américain[5].
Engagements coloniaux et après-guerre
Après la guerre, Garnier-Duplessix est affecté en Cilicie (actuelle Turquie) lors de la Guerre franco-turque (1918–1921). Il dirige une force interarmes et s'oppose à un retrait précipité, protégeant la population chrétienne locale. En 1920, il est élevé au grade de grand officier de la Légion d'honneur. Il meurt à Nice le 2 mars 1928[5].
Distinctions
Grand officier de la Légion d'honneur[6]
Croix de guerre - avec palme
Médaille coloniale avec agrafe Maroc
Officier du Nichan Iftikhar.
Postérité
Bibliographie
Ouvrages sur Noël Garnier-Duplessix
- Th. Malley, Le général Garnier-Duplessix : sa vie, sa carrière, Éditions du Cerf, Paris, 1932, 256 p.
Ouvrages sur la bataille d'Amiens
- Brereton Greenhous, La bataille d'Amiens, 8-11 août 1918, Musée canadien de la guerre, Ottawa, 1995, 312 p.
- Gregory Blaxland, Amiens 1918: Victory from Disaster, Pen & Sword Books, Barnsley, 2020, 224 p.
- Alistair McCluskey, Amiens 1918: The Black Day of the German Army, Pen & Sword Military, Barnsley, 2019, 192 p.