Au cours de l'opération Palmah, des unités sabotent un réseau de voies ferrées à travers le pays et font sauter trois bateaux de garde britanniques dans le port de Jaffa à Haïfa, et une unité combinée Irgoun-Lehi attaque la gare de Lydda, nœud ferroviaire clé entre la ligne principale Haïfa – El Qantara et la ligne Jaffa – Jérusalem. On estime à 1 000 le nombre d'hommes impliqués dans ces opérations[1].
Environ cinquante unités de Palmah, dont des sapeurs ainsi qu'un garde, endommagent gravement 153 points le long du système ferroviaire en Palestine mandataire, principalement aux jonctions ferroviaires ainsi que les ponts au-dessus d'elles. Les opérations ont lieu vers 23 heures, entièrement synchronisées dans le but d'éviter une réponse britannique. Des fusillades ont eu lieu à deux endroits, sans faire de victimes. Plus de 242 interruptions de voies ferrées sont effectuées, et un bureau de chef de gare, une installation téléphonique et un wagon-citerne à essence sont bombardés.
Au même moment, l'unité maritime du Palmah, le Palyam, coule trois vedettes de la Garde britannique, deux à Haïfa ainsi qu'une à Jaffa. Ces vedettes font partie de la neutralisation imposée sur les côtes afin d'empêcher une immigration juive. Dans la ville d'Haïfa, Yohai Ben Nun dirige l'opération et à Jaffa, Yossi Harel et Zalman Cohen s'en chargent, après un briefing de Yitzhak Sadeh. Dans les deux cas, les sapeurs arrivent en bateau, plongent sous les embarcations britanniques et y fixent des explosifs munis d'un mécanisme à retardement.
Cette nuit-là, une unité d'Irgoun, dirigée par Eitan Livni, attaque une gare ferroviaire à Lod. Au cours des échanges de tirs, les combattants détruisent une locomotive et en endommagent six autres. Durant l'attaque, un combattant d'Irgoun, deux individus britanniques (un soldat et un policier) ainsi que quatre arabes sont tués. L'opération est relativement coûteuse en pertes, probablement parce que l'équipe d'intervention arrive tardivement sur sa cible, ce qui signifie que les autorités britanniques sont déjà en état d'alerte maximale[1]. Une unité de Lehi lance une opération de sabotage contre la raffinerie de pétrole à Haïfa, or, les explosifs détonent prématurément pendant leur transport, et le membre du Lehi qui les transporte est tué. L'installation subit de graves dommages, mais les réservoirs de pétrole, qui étaient la cible visée, restent intacts.
Une confrontation ultérieure à Ramat Hakovesh fait de la zone une zone interdite aux forces britanniques. Deux semaines plus tard, le bureau de district de Tel Aviv est incendié et lors des émeutes qui s'ensuivent, impliquant le 3e bataillon du régiment de parachutistes, six juifs sont tués[1].