Souadjenrê Nebiryraou
pharaon égyptien de la XVIème ou XVIIème dynastie
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Souadjenrê Nebiryraou Ier est roi de la XVIe dynastie.
| Souadjenrê Nebiryraou Ier | |
Dague en cuivre au cartouche de Souadjenrê Nebiryraou, dessin de Flinders Petrie, 1901. | |
| Période | Deuxième Période intermédiaire |
|---|---|
| Dynastie | XVIe dynastie |
| Fonction principale | roi |
| Prédécesseur | Sânkhenrê Montouhotepi |
| Successeur | Nebiryraou II |
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Attestations
Attestations contemporaines
Le roi n'est connu que par une seule attestation contemporaine[1] : la stèle juridique découverte à Karnak, un document administratif bien connu datant de la première année de son règne, conservée aujourd'hui au Musée égyptien du Caire (JE 52453)[2].
Suite à une nouvelle étude publiéée en 2008, un fragment de stèle conservé à Bonn (L 1628) et conservant le nom Souadjenrê a pu être mise en lien avec un autre fragment de la même stèle conservant les noms d'Horus et de Sa-Rê de Sehotepibrê[3]. En conséquence, un certain nombre de documents portant uniquement le nom Souadjenrê, auparavant attribués à Nebiryaou[1], ont été réattribués à Sehotepibrê[4] :
- un poignard en cuivre portant son nom de Nesout-bity, découvert à la fin des années 1890 par William Matthew Flinders Petrie dans un cimetière de Diospolis Parva[5] ; le poignard est aujourd'hui conservé au Musée égyptien du Caire (JE 33702),
- près de dix-sept sceaux-scarabées.
Certains éléments, auparavant attribués à Souadjenrê Nebiryraou, sont inscrits seulement avec le nom Séouadjenrê et ne sont stylistiquement de datation trop large pour pouvoir déterminer s'il s'agit de Sehotepibrê ou de Nebiryraou[4] :
- une dague découverte à Diospolis Parva et aujourd'hui conservée au Musée égyptien du Caire (JE 33702),
- une lame de hache sans provenance connue et conservée dans une collection de particulier à Fribourg.
Attestations ultérieures
Le roi est attesté par le Canon royal de Turin qui le cite à la position 11.5 sous le nom de Nebiryraou, juste après le nom de Sânkhenrê Montouhotepi et avant celui de Nebiryraou II[6]. Il est également mentionné dans la liste de Karnak, à la position 57[7].
Une autre attestation postérieure pourrait être une statuette en bronze du dieu Harpocrate qui date de la période ptolémaïque[note 1] (Le Caire JE 38189). Les quatre côtés de la base de la statue portaient des inscriptions avec les noms inscrits dans des cartouches ; il s'agit respectivement de « Binpou », « Iâhmes », « Le bon dieu Souadjenrê, décédé » et « Le bon dieu Neferkarê, décédé »[8]. Les deux premiers étaient probablement deux princes de la famille royale de la XVIIe dynastie qui a remplacé la XVIe dynastie peu après ; Souadjenrê était le nom de Nesout-bity de Souadjenrê Nebiryraou Ier. En conséquence, il a été supposé que le nom Neferkarê était celui du roi Nebiryraou II qui n'a pas encore été découvert dans les sources contemporaines. Cependant, cette identification est très spéculative, car la statuette date de plus d'un millénaire après la le règne supposé de Nebiryraou II[9].
Position chronologique
Si on se réfère au Canon royal de Turin, il devrait être le successeur de Sânkhenrê Montouhotepi et le prédécesseur de l'hypothétique Nebiryraou II[10],[11],[12],[13],[14],[15],[16],[17], qui pourrait être son fils[18].
Pour ce qui est de la classification dynastique, l'étude de Kim Ryholt a révolutionné la vision de la Deuxième Période intermédiaire, et a créé ainsi une XVIIe dynastie courte, et un certain nombre de rois classés au début de la XVIIe dynastie longue par les travaux précédents, ont été reclassés dans une XVIe dynastie thébaine. C'est notamment le cas de Souadjenrê Nebiryraou : ainsi, le roi était classé auparavant dans la XVIIe dynastie[10],[11],[12] mais est maintenant classé de manière consensuelle dans la XVIe dynastie[13],[14],[15],[16],[17].
Famille
Certains égyptologues pensent qu'il est le père de son hypothétique successeur Nebiryraou II, étant donné la rareté du nom Nebiryraou dans les sources historiques égyptiennes[18].