Sânkhenrê Montouhotepi
pharaon égyptien de la XVIème ou XVIIème dynastie
From Wikipedia, the free encyclopedia
Sânkhenrê Montouhotepi (ou autrefois nommé Montouhotep VII) est un roi de la XVIe dynastie.
| Sânkhenrê Montouhotepi | |
Dessin d'un sphinx portant le nom Sânkhenrê entre ses pattes[1]. | |
| Période | Deuxième Période intermédiaire |
|---|---|
| Dynastie | XVIe dynastie |
| Fonction principale | roi |
| Prédécesseur | Sekhemrê-Sânhktaouy Neferhotep III ? |
| Successeur | Souadjenrê Nebiryraou Ier |
| modifier |
|
Attestations
Attestations contemporaines
Le roi est attesté par trois documents contemporains[2] :
- une stèle découverte à Karnak et aujourd'hui conservée au Musée de Louxor (CL 223 G),
- une paire de sphinx de calcaire découverts en 1924 dans les ruines du temple d'Horus à Edfou, l'un portant le nom de Nesout-bity Sânkhenrê et l'autre le nom de Sa-Rê Montouhotepi[1],
- peut-être un sceau-scarabée, auparavant conservé dans la collection Northumberland, sans provenance connue mais dont le nom inscrit a été interprété de manière différente : soit Sânkhenrê (Montouhotepi), soit Souadjenrê (Nebiryraou ou Sehotepibrê), soit Souahenrê (Senebmiou), soit Souahenrê (Senebmiou) ; si Kim Ryholt prend le parti de Montouhotepi[2], Julien Siesse note que le scarabée est d'un point de vue stylistique daté de la première partie de la XIIIe dynastie et attribue donc ce scarabée à Sehotepibrê[3].
Attestations ultérieures
Montouhotepi est attestée dans le Canon royal de Turin à la position 11.4 sous son nom de Nesout-bity Sânkhenrê, juste après le nom de Sekhemrê-S..., identifié souvent à Sekhemrê-Sânhktaouy Neferhotep, et avant celui de Souadjenrê Nebiryraou ; un règne d'un an lui est attribué par ce papyrus[4]. Il est peut-être mentionné dans la liste de Karnak, à la position 56[5].
Position chronologique
Si on se réfère au Canon royal de Turin, il devrait être le successeur d'un Sekhemrê-S..., identifié souvent à Sekhemrê-Sânhktaouy Neferhotep, et le prédécesseur de Souadjenrê Nebiryraou[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13].
Pour ce qui est de la classification dynastique, l'étude de Kim Ryholt a révolutionné la vision de la Deuxième Période intermédiaire, et a créé ainsi une XVIIe dynastie courte, et un certain nombre de rois classés au début de la XVIIe dynastie longue par les travaux précédents, ont été reclassés dans une XVIe dynastie thébaine. C'est notamment le cas de Sânkhenrê Montouhotepi : ainsi, le roi était classé auparavant dans la XVIIe dynastie[6],[7],[8] mais est maintenant classé de manière consensuelle dans la XVIe dynastie[9],[10],[11],[12],[13].
Règne
Dans l'hypothèse de l'existence d'une dynastie d'Abydos, alors les rois de la XVIe dynastie régnaient sur une petit territoire coincé entre Diospolis Parva au nord et Edfou au sud. Le court règne de Montouhotepi a probablement été marqué par des conflits (Ryholt suppose que les ennemis étaient les Hyksôs de la XVe dynastie[14], tandis que d'autres indiquent qu'il s'agirait plutôt des Nubiens[15],[10],[16]). Dans sa stèle de Karnak, Montouhotepi affirme avec insistance « Je suis le roi dans Thèbes, c'est ma ville »[17] et appelle Thèbes la « maîtresse de tout le pays, ville du triomphe ». Il rapporte avoir repoussé les « terres étrangères », probablement un euphémisme pour les Hyksôs ou les Nubiens[10]. La puissance militaire de Montouhotepi est soulignée, le roi étant comparé à Sekhmet qui tue ses ennemis de son « souffle flamboyant »[10]. Montouhotepi a été remplacé par Souadjenrê Nebiryraou Ier, qui a régné sur la Haute-Égypte pendant plus de 25 ans selon le Canon royal de Turin[18].