Nécropole de Sant'Andrea Priu

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PaysDrapeau de l'Italie Italie
RégionSardaigne
ProvinceSassari
CommuneBonorva
Nécropole de Sant'Andrea Priu
Image illustrative de l’article Nécropole de Sant'Andrea Priu
Localisation
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Sardaigne
Province Sassari
Commune Bonorva
Protection Patrimoine mondial 2025
Coordonnées 40° 25′ 18″ nord, 8° 50′ 50″ est
Histoire
Époque Néolithique
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Nécropole de Sant'Andrea Priu
Nécropole de Sant'Andrea Priu
Géolocalisation sur la carte : Sardaigne
(Voir situation sur carte : Sardaigne)
Nécropole de Sant'Andrea Priu
Nécropole de Sant'Andrea Priu

La nécropole de Sant'Andrea Priu est un site préhistorique daté du Néolithique, situé dans la commune de Bonorva, dans la province de Sassari, en Sardaigne (Italie). La nécropole, bien qu'endommagée, constitue l’un des plus vastes et plus importants ensembles funéraires de domus de janas de toute la Sardaigne, comportant encore une vingtaine de tombes. Certaines tombes présentent une architecture extrêmement complexe et presque toutes ont été réutilisées au haut Moyen Âge et/ou à une époque plus récente. La tombe VI, dite « tombe du chef », est constituée de dix-huit cellules. Transformée en église, elle conserve des fresques des époques paléochrétienne et byzantine.

Le site a été inscrit en 2025 sur la liste du Patrimoine mondial avec 26 autres sites néolithiques de Sardaigne.

La première étude sur le site est publiée en 1856 par Giovanni Spano dans son ouvrage intitulé Catacombe di Sant’Andrea Abrìu presso Bonorva. Spano décrit la nécropole comme étant des catacombes ayant servies de refuge aux premiers chrétiens durant les persécutions. Spano identifie la tombe VI comme étant une église chrétienne et bien que son relevé topographique soit idéalisé, sa description constitue un témoignage précieux sur des éléments désormais disparus ou difficilement identifiables. En complément, Spano émet l’hypothèse de l’existence d’un « vico ou oppidum antique » à proximité de la « route centrale romaine », cette hypothèse étant soutenue par la découverte d’une borne milliaire et il mentionne aussi que « dans la plaine en contrebas, on trouve fréquemment des objets romains et de nombreux objets précieux en or, parmi lesquels un gros anneau en or avec une gemme gravée représentant Lucrèce »[1].

En 1881, S. Vallerò signale la découverte de tombes romaines et d’un sceau en bronze, avec des caractères grecs, appartenant à une dénommée Antonia Rufina, qui constitue un précieux témoignage de la présence d’ateliers de poterie dans la région à l’époque byzantine[1].

Au début du XXe siècle, A. Taramelli réalise une vaste exploration du site, dont il publie les résultats en 1919 sous le titre Fortezze, Recinti, Fonti sacre e Necropoli preromane nell’Agro di Bonorva, publication qui demeure encore aujourd'hui une référence fondamentale, à laquelle se sont rapportés toutes les études ultérieures, notamment parce qu'elle décrit l'état de la nécropole avant les destructions survenues au milieu du XXe siècle[2].

En 2025, le site archéologique de la nécropole de Sant'Andrea Priu fait partie de l'ensemble inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO sous le nom Tradition funéraire dans la Sardaigne préhistorique – Les domus de janas[3]. En juillet 2025, trois nouvelles domus de janas sont découvertes sur le plateau (domus XVIII, XIX et XX) dans une zone comprise entre les domus XII et XIII[4].

La nécropole

Références

Voir aussi

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