Obusier de 155 mm CTR modèle 1904
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| Obusier de 155 mm CTR modèle 1904 | |
| Présentation | |
|---|---|
| Type | obusier |
| Pays d'origine | |
| Quantité produite | 122 |
| Période d'utilisation | 1905 |
| Période d’utilisation | 1905-1918 |
| Caractéristiques | |
| Longueur | 2,4 m |
| Masse (non chargé) | 3 200 kg |
| Munitions | obus explosif de 41 kg |
| Cadence de tir | 5 à 6 coups par minute |
| Vitesse initiale | 291 m/s |
| Portée maximale | 6 300 m |
| modifier |
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L’obusier de 155 mm CTR modèle 1904 (CTR : court à tir rapide), est une pièce d'artillerie développée par Émile Rimailho, d'où son surnom de 155 mm Rimailho, adoptée par l'artillerie de l'armée française en 1905. Ces obusiers fabriqués à l'Arsenal de Bourges furent utilisés durant de la Première Guerre mondiale.
Après le développement du canon de 75 mm modèle 1897, le lieutenant-colonel Rimailho s'est remis au travail pour fournir en 1897 un obusier de campagne de gros calibre à tir rapide. Malgré la contrainte d'avoir à utiliser des tubes récupérés sur des canons de 155 mm court modèle 1882 du système de Bange, il fait changer l'affût et rajouter un nouveau système de chargement ainsi qu'un frein de recul hydro-pneumatique. L'angle de tir en hauteur pouvait aller jusqu'à +43°[1]. Le réemploi de ces tubes explique sa portée très limitée.
Pour favoriser sa mobilité, chaque pièce est transportée en deux fardeaux. Chaque pièce de 155 mm nécessite donc trois attelages de six chevaux : un pour la voiture affût, un pour la voiture porte-canon et un pour une voiture caisson.
Artillerie lourde d'armée

Ces obusiers étaient destinés à fournir l'artillerie lourde de campagne jugée nécessaire pour compléter le canon de 75 mm qui équipe massivement les régiments d'artillerie français, théoriquement pour tirer sur des fortifications de campagne (tranchées, abris, etc.). Le modèle 1904 devait servir en attendant la production de matériels plus modernes.
Quatre obusiers forment une batterie, trois ou quatre batteries forment un groupe. Dans un premier temps, les obusiers équipent le 4e groupe de certains régiments d'artillerie de campagne (les 2e, 12e, 15e, 20e, 31e et 32e RAC). Puis au printemps 1914, ces groupes entrent dans la composition des cinq nouveaux régiments d'artillerie lourde (1er au 5e RAL), régiments destinés à fournir l'artillerie lourde de campagne aux cinq armées prévues par le plan de mobilisation.
