Avant elle, seules 4 femmes étaient licenciées en notariat en Belgique[3]. En effet, ce n’est qu’en 1950 que les femmes belges sont autorisées à devenir notaires. Le , Odette De Wynter est nommée par arrêté royal à Auderghem[1].
La réaction de ses confrères est très critique face à l’arrivée des femmes dans la profession. La clientèle est également méfiante envers ces nouvelles notaires[4].
Odette De Wynter fut également administratrice-fondatrice de l’Institut de recherches et d’études notariales européen (IRENE)[5].
Quant à son engagement féministe, Odette De Wynter a été la vice-présidente de "Solidarité, Groupement Social Féminin" et de "Solidarité familiale", service créé par sa mère afin d’aider les familles et les seniors.
Odette De Wynter adopte une posture abolitionniste. Elle rejoint le bureau de la Ligue abolitionniste belge qui souhaite l'interdiction de la prostitution. Cette ligue est notamment soutenue par les féministes Marcelle Renson ou Adèle Hauwel[6].
12Eliane Gubin, Catherines Jacques, Valérie Piette et Jean Puissant, Dictionnaire des femmes belges: XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Racine, , p.204
↑Groupe interdisciplinaire d'études sur les femmes, «Sextant: revue du Groupe interdisciplinaire d'études sur les femmes, Issues 3-4», Sextant, (lire en ligne)
↑Suzanne Van Rokeghem, Jeanne Vercheval-Vervoort, Jacqueline Aubenas, Des femmes dans l'histoire en Belgique, depuis 1830, Bruxelles, Luc Pire (lire en ligne), p.178