Elle est la première femme membre du Gouvernement jurassien, de 1993 à 1994, à la tête du département de l'éducation.
Origines et famille
Odile Montavon naît Odile Fricker[1] le [2]. Son père, Edgar Fricker, est directeur de l'entreprise de mécanique Condor[1], créée par l'arrière-grand-père[2]; sa mère est née Madeleine Corfu[1].
Elle est mariée depuis 1974[3] à François Montavon, chimiste[4] chez Roche[5], et mère de deux enfants[6].
Elle travaille de 1974 à 1978 à Hoffmann-La-Roche à Bâle, puis fait des remplacements dans diverses pharmacies des régions de Bâle et de Delémont[6]. Elle donne par ailleurs des cours de pharmacologie à l'École jurassienne de soins infirmiers[2].
Candidate au Gouvernement jurassien lors des élections cantonales de 1990, elle arrive en quatrième place (pour cinq sièges) au terme du premier tour, devant deux ministres sortants. Elle échoue au second tour, pour lequel le Parti socialiste lui retire son soutien afin d'assurer les chances de son propre candidat arrivé cinquième au premier tour[7].
Elle est à nouveau candidate au Gouvernement jurassien en , lors de l'élection complémentaire visant à remplacer le socialiste François Mertenat(de) et le radicalGaston Brahier. Arrivée première au premier tour, elle est élue au second en deuxième position, derrière le jeune démocrate-chrétienPierre Kohler, devenant ainsi le seul représentant de la gauche au gouvernement (le candidat socialiste arrive en troisième position et le radical en quatrième) et la première femme[8]. Elle y dirige le département de l'éducation jusqu'en 1994[6].
Elle n'est pas réélue lors des élections ordinaires de [9], terminant à la neuvième et dernière place au second tour[10]. C'est le socialiste Claude Hêche qui récupère à cette occasion le siège de la gauche au gouvernement[9].