Odome Angone
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Enfance et études
Odome Angone est née en 1980 à Mitzic, chef-lieu du Département de l’Okano dans le Woleu-Ntem, dans le nord du Gabon[2]. Fille unique dans une fratrie de cinq enfants, elle a quatre frères[3],[4].
Odome Angone grandit à Mitzic où elle fait ses études primaires, puis les études secondaires à Libreville. Après l'obtention de son baccalauréat, elle entame ses études universitaires à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar jusqu’à l’obtention de sa maîtrise. Elle poursuit ses études universitaires en Espagne et soutient en 2012 à l’université Complutense de Madrid, une thèse en philologie espagnole[5].
Après l'obtention de son doctorat, elle retourne au Gabon en 2012 dans l'espoir de travailler à l’Université de Libreville, mais elle n'est pas recrutée. En 2013, elle retourne en Espagne où elle réside pendant une année avant de s'installer au Sénégal en 2014[6]références insuffisantes[réf. nécessaire].
Adome Angone se définit comme une citoyenne gabonaise de nationalité espagnole, et sénégalaise par (ad)option[3]. Elle parle Fang, français et espagnol[4].
Carrière
Odome Angone est professeure de littérature afro-diasporique d’expression française et espagnole[7]. Elle est enseignante-chercheure à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar[8],[9]. Ses recherches portent également sur les violences systémiques et culturelles, le féminisme et patriarcat, la francophonie et le racisme systémique.
Elle publie son premier roman Roi-dieu coupé : prose d'un avatar postcolonial ou avatar d'une prose postcoloniale, Jets d'encre en 2013. En novembre 2020, elle publie Femmes noires francophones. Une réflexion sur le patriarcat, le sexisme et le racisme en Afrique subsaharienne aux XXe et XXIe siècles, un essai sur la condition des femmes noires d'Afrique subsaharienne[10].
Elle est membre du comité scientifique de la Fondation F.A. pour la Culture et le Leadership[11].
Militantisme
Odome Angone est militante pour les droits humains. Elle milite contre le racisme systémique ainsi que les discriminations et les violences faites aux femmes. En 2021, elle initie le mouvement #BalanceTonGoudronnier, à travers lequel des centaines de femmes dénoncent des violences sexuelles et viols dont elles ont été victimes[3].