Office mineurs
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L'Office mineurs (OFMIN) est, en France, un service de la direction nationale de la Police judiciaire (DNPJ) chargé de la lutte contre les infractions commises à l'encontre de mineurs. Il a été créé en 2023.
| Office mineurs | ||
| Informations | ||
|---|---|---|
| Abréviation | OFMIN | |
| Création | 2023 | |
| Affiliation | Direction nationale de la Police judiciaire | |
| Ministre de tutelle | Ministère de l'Intérieur | |
| Directeur | Aurélie Besançon (2026) | |
| Effectifs | 53 (2025) | |
| Quartier général | 103 rue des Trois-Fontanot à Nanterre | |
| Site Internet | https://lannuaire.service-public.gouv.fr/gouvernement/66079640-7fc3-4d90-898e-d32db5b02815 | |
| Juridiction | ||
Territoire français | ||
| Moyens | ||
| modifier |
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Missions et organisation
Créé par décret le , l'Office mineurs est rattaché à la DNPJ du ministère de l’Intérieur[1]. Il est un office central spécialisé dans les crimes et délits commis contre des enfants qui a repris les compétences du pôle mineurs de l'office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP)[2],[3].
Il est compétent sur :
- la pédocriminalité en ligne : production, diffusion et possession de matériel pédopornographique, grooming, sextorsion et corruption de mineurs.
- les homicides, infanticides, viols, agressions sexuelles et autres violences graves contre l'intégrité physique ou psychique dans un cadre familial ou institutionnel : milieu scolaire, périscolaire, associatif ou religieux.
- les faits de harcèlement et de cyberharcèlement à l'école[4],[5],[6].
Il comprend un pôle opérationnel (renseignement, infiltration, etc.) et un pôle stratégie chargé de l'aide à l'enquête et de la coopération européenne et internationale[4]. Il agit avec de nombreux partenaires étrangers[7].
L'OFMIN comprend quatre détachements dans l'agglomération parisienne, six antennes régionales en France métropolitaine et quatre autres en France d'outre-mer[8]. Il emploie en novembre 2025 53 agents, dont 32 enquêteurs spécialisés[3].
Pédocriminalité
L'OFMIN enquête sur des affaires particulièrement graves ou complexes, à caractère sériel ou international[1],[8]. Il reçoit 800 signalements par jour qui sont triés selon leur niveau d'urgence et de gravité. Ils émanent de particuliers, d'associations de protection de l'enfance et de magistrats. Ils proviennent également de PHAROS, d'Europol, d'Interpol et du National Center for Missing & Exploited Children[2],[7].
Les enquêteurs de l'OFMIN infiltrent les plateformes de communication (dark web et messageries) utilisées par les pédocriminels en y créant de faux profils[9],[7]. Confrontés de manière répétitive à des images violentes, ils bénéficient d'un soutien psychologique[10],[7].
En 2024, l’OFMIN a ouvert 270 enquêtes judiciaires, procédé à l'interpellation de 35 pédocriminels particulièrement dangereux, et identifié 60 victimes, dont 20 soustraites à des abus en cours[8].