Elle étudie la sociologie au Liban. En 1986, elle obtient une thèse de sociologie et sciences de l'éducation à La Sorbonne à Paris[1]. En 1982, elle rencontre Walid Slaybi, écrivain et militant des droits humains. Le Liban est en guerre. Ogarit Younan et Walid Slaybi s'opposent à un Liban confessionnel et partagent la même conviction dans le mouvement de la non-violence. Ils réunissent chrétiens et musulmans pour les former à la non-violence qui transmettent leur expérience à leur tour. Ils proposent de manifester en chantant aux barrages tenus par les Forces de Sécurité Intérieur munis de fleurs[2].
En 1983, ils fondent le Mouvement pour les droits humains[3].
Dans les années 1990, Ogarit Younan et Walid Slaybi déposent un projet de loi sur le mariage civil. Il existe dix-huit communautés religieuses au Liban, dix codes de la famille et autant de tribunaux religieux. Le mariage civil est reconnu uniquement pour les personnes qui contractent un mariage à l'étranger[4] ou les personnes qui rayent la mention de leur religion sur leurs pièces d'identité[5]. La proposition de loi est adoptée[6].
Depuis 1997, Ogarit Younan et Walid Slaybi font campagne pour l’abolition de la peine de mort. En 2004, un moratoire est instauré au Liban[3].
De 2009 à 2011, ils mènent un projet pilote avec 78 étudiants venus de six pays arabes et 25 professeurs. Ce projet trouve se pérennise par la création de l’Académie universitaire pour la non-violence et les droits humains (AUNOHR) en 2014[2]. Il s'agit d'une université privée indépendante à but non lucratif qui délivre une formation universitaire sur la non-violence[3].
Le , sur la proposition de Ogarit Younan et Walid Slaybi, le gouvernement déclare la journée du : journée nationale de la non-violence au Liban. Une statue The Knotted gun de Carl Fredrik Reutersward est installé sur l’artère principale de la marina Zaitouna à Beyrouth[2].