Oiseau nicheur
From Wikipedia, the free encyclopedia

Les oiseaux nicheurs (fréquents, réguliers ou occasionnels) d'une aire géographique délimitée sont ceux qui y font leur nid, s'y reproduisent et garde sa couvée. S'y opposent les oiseaux hôtes et les « harceleurs ». Ces derniers limitent leur activité à la reproduction et à la ponte dans le nid d'un oiseau d'une autre espèce. Cette stratégie est aussi appelée parasitisme de couvée.
En France, il existe des listes et atlas européens[1], nationaux[2],[3] et/ou régionaux[4],[5] cantonaux[6] et urbains (ex. : Bruxelles[7] ou locaux (ex. : col de Balme[8]) des oiseaux nicheurs. La Liste rouge des oiseaux nicheurs de 2016 indique que la situation s'est encore aggravée pour la faune aviaire en France métropolitaine huit ans après sa précédente mise à jour. En effet, « un tiers des espèces est désormais menacé, contre un quart en 2008 »[9]. En 2019, au Québec, après plusieurs années de travail ornithologique, a été publié le second Atlas des oiseaux nicheurs du Québec. Plus d'un demi-million d’indices de nidification ont été collectés afin de présenter « la répartition et l’abondance des 253 espèces oiseaux qui se reproduisent au Québec sous les 50,5° de latitude Nord »[10]. Un site internet est également disponible pour l'obtention d'information sur la faune aviaire de la province[11].
Les oiseaux nicheurs sont recensés selon des protocoles scientifiques[12].
On distingue habituellement, pour un territoire donné, les oiseaux nicheurs des « oiseaux de passage » et des « oiseaux hivernants », qui se reproduisent sur un autre territoire.
Suivi

Le suivi des populations, de leurs variations de distribution[13] et de l'état de santé des oiseaux nicheurs, en tenant compte du contexte climatique et biogéographique apporte des données d'évaluation environnementale et parfois de santé environnementale (en présence d'épidémies zoonotiques par exemple).
Des recensements sont pratiqués sur les continents, mais aussi en mer, sur des îles et archipels[14] pour les oiseaux marins[15] (certaines espèces ne nichent que sur des îles, parfois très éloignées des continents). Des changements phénologiques et de distribution peuvent être indicateurs de phénomènes d'adaptation ou au contraire de dyssynchronie liés au dérèglement climatique.
En France, le statut des oiseaux nicheurs dits "communs" inscrits dans le programme STOC fait l'objet d'un suivi spécifique[16]