Olga Alexeef
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Olga Igorevna Alexeef (en russe : Ольга Игоревна Алекcеева‑Мардухаева), également connue sous le nom religieux Inokinia Olimpiada, née le 4 mars 1933 à Paris et morte le 5 juin 2025 dans la même ville, est une religieuse franco-russe. Elle est la dernière petite‑fille de Konstantin Stanislavski, fondateur du Théâtre d'art de Moscou, et l’arrière‑petite‑fille de l’écrivain Léon Tolstoï[1].
Inokinia Olimpiada
Olga AlexeïevParis
Paris
| Nom de naissance | Olga Igorevna Alexeef |
|---|---|
| Alias |
Inokinia Olimpiada Olga Alexeïev |
| Naissance |
Paris |
| Décès |
(à 92 ans) Paris |
| Nationalité |
|
| Pays de résidence | France |
| Formation |
Institut des langues étrangères de Moscou, Russie |
| Distinctions |
Ordre de la princesse Olga égale aux apôtres II et III degrés, lettre patriarcale |
| Ascendants |
Arrière-grand-père : Léon Tolstoï Grand-père : Constantin Sergueïevitch Alexeef (Stanislavski) Père : Igor Constantinovitch Alexeef (Stanislavski) Mère : Alexandra Mikhaïlovna Tolstoï |
Biographie
Naissance et famille
Olga Igorevna Alexeef (en russe : Ольга Игоревна Алекcеева‑Мардухаева), également connue sous le nom religieux Inokinia Olimpiada, est née le 4 mars 1933 dans le 16ᵉ arrondissement de Paris, dans une famille russe ayant quitté la Russie après la révolution de 1917. Sa famille vit alors d’abord en Turquie, puis en Yougoslavie, avant de s’installer définitivement en France.
Issue d’une lignée de lettrés et de personnalités culturelles, elle compte parmi ses ancêtres l’écrivain Léon Tolstoï, dont elle est l’arrière‑petite‑fille, et est la petite‑fille du metteur en scène Constantin Stanislavski. Elle est la fille de Igor Constantinovitch Alexeef et de Alexandra Mikhaïlovna Tolstoï (fille de Mikhaïl Tolstoï[2], fils de l’écrivain Léon Tolstoï).
Elle a trois fils : Michel Alexeef, Maxime Mardoukhaev et Cyril Mardoukhaev[3].
Enfance et adolescence
Avant la Seconde Guerre mondiale, Olga Alexeef passe une partie de son enfance au Maroc, dans un petit village près de Rabat, où elle fait ses premières études. Elle y demeure jusqu’à la libération de la France par les forces alliées.
En 1948, elle retourne à Paris, puis rejoint son père à Moscou, en Union soviétique, où elle poursuit des études supérieures à l’Institut des langues étrangères de Moscou.
Retour en France et carrière
En 1973, Olga retourne en France pour prendre soin de sa mère agée. Elle y exerce la profession de traductrice à Paris, activité qui lui permet de rester proche de la culture et des échanges intellectuels tout en s’occupant de sa famille[4].
Engagement religieux
Au début des années 1980, sa rencontre avec le proto-prêtre Alexandre Turintsev (протоиерей Александр Туринцев) l’amene à s’investir pleinement dans la vie de la paroisse des Trois Saints Docteurs à Paris, où elle devint psalmodiste[5].
Le 23 avril 2003, elle recoit la tonsure monastique, moment au cours duquel elle revêt le vêtement monastique orthodoxe traditionnel (riasofor), symbole de son engagement religieux et de sa vie monastique, et prend le nom religieux Inokinia Olimpiada, en hommage à la diaconesse sainte Olympiade de Constantinople[5]).
Pour son dévouement à l’Église orthodoxe, elle fut décorée de l’Ordre de la princesse Olga égale aux apôtres II et III degrés (Орден святой равноапостольной княгини Ольги II и III степеней) et reçut une lettre patriarcale (Патриаршая грамота)[6].
Engagement culturel
Olga I. Alexeef entretient des liens avec le Théâtre d'art de Moscou (MHAT) et son musée. Bien qu’elle ait conservé peu de souvenirs directs de son grand‑père, elle participe activement à la préservation et à la diffusion de son héritage[1].
En 2014, elle est l’une des initiatrices de l’installation du monument dédié aux fondateurs du MHAT dans le Kamerger Pereoulok à Moscou et assiste à son inauguration[1],[4].
Mort
Olga Igorevna Alexeef meurt le 5 juin 2025 à l’hôpital Saint-Joseph de Paris, à l’âge de 92 ans. Les hommages soulignent son rôle de gardienne du patrimoine culturel russe et sa contribution à l’Église[5].
Son enterrement a lieu le 10 juin 2025 à la Paroisse Des Trois Saints Docteurs à Paris, et elle est inhumée au Cimetière communal de Clamart[5],[1].
