Olga Medvedkova
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| Directrice de recherche au CNRS |
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Olga Jarkho |
| Nationalité | |
| Activités |
| Directeur de thèse | |
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| Distinction |
Prix Marianne-Roland-Michel (2007) Prix Révélation de la Société des gens de lettres (2014) Prix Lequeux de l'Institut de France (2017) |
Jean-Baptiste-Alexandre Le Blond, architecte. De Paris à Saint-Pétersbourg, 2007 Les Icônes en Russie, 2010 Kandinsky ou la critique des critiques, 2014 |
Olga Medvedkova, née le , est une historienne de l’art et écrivaine française. Elle est directrice de recherche au CNRS, spécialiste en histoire de l'architecture de la tradition classique (XVe – XVIIIe siècle), de l'art russe, ainsi que de la méthodologie de l'histoire culturelle.
Famille et jeunesse
Née dans une famille de l’intelligentsia moscovite, fille du juriste Anatolij Yarkho (1929-2024) et de la professeure de géométrie descriptive Elena Medvedkova (1934-2011), dont le nom lui est officiellement attribué à l'âge de 16 ans, Olga Medvedkova fréquente l’école française à Moscou, puis fait ses études à l’université Lomonossov (1980-1985), à la faculté d’histoire, section histoire de l’art. Elle termine ses études avec un diplôme d'excellence ("diplôme rouge") et s'inscrit en thèse à l'Université de Moscou, puis elle entre comme chercheuse à l’Institut d’histoire de l’art, avant de quitter la Russie en 1991.
Formation
En France, elle s’inscrit en thèse à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), sous la direction de Jacques Revel, et travaille comme critique d’art pour La Pensée russe. Elle enseigne l’histoire de l’art aux Ateliers de Sèvres et à l’université Paris-IV. En 2000, elle soutient à l’EHESS sa thèse de doctorat (« L’architecture française en Russie au XVIIIe siècle »[1]). De 2002 à 2006, elle fait partie des premiers pensionnaires de l’Institut national d'histoire de l'art. En 2006, elle soutient à l’université Paris-IV, sous la direction de Claude Mignot, sa thèse d’habilitation à diriger les recherches (« Architectures imprimées. La Circulation des modèles d’architecture dans l’Europe du XVIIe et du XVIIIe siècles »[2]).
En 2006, elle obtient le premier prix Marianne-Roland-Michel pour son ouvrage Jean-Baptiste-Alexandre Le Blond, architecte. De Paris à Saint-Pétersbourg[3].
Parcours universitaire et activités littéraires
Elle entre au CNRS (centre André-Chastel) en 2008[4]. De 2013 à 2021 elle est rattachée au centre Jean-Pépin (CNRS-ENS), où elle se consacre davantage aux problèmes théoriques et épistémologiques.
De 2019 à 2022, elle est membre de la commission Arts du Centre national du livre.[réf. nécessaire]
Depuis 2013, elle publie des œuvres littéraires[5] et poursuit parallèlement deux activités, la recherche[6] et l’écriture[7]. Elle initie son écriture romanesque en langue française. En 2014, son roman L’Éducation soviétique obtient le prix Révélation[8] de la Société des gens de lettres. En 2025, ce premier roman acclamé par la critique est traduit en espagnol et publié aux éditions Acantilado. Elle publie ensuite deux romans en français (Les Anges stagiaires et Réveillon chez les Boulgakov) et deux autres en russe (dont l'un est finaliste des deux prix prestigieux).
En 2017, le prix Lequeux de l'Institut de France lui est décerné sur proposition de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[9], suite à la publication de l'ouvrage dédié à la Bibliothèque de Pierre le Grand, fruit d'un projet collectif mené depuis dix ans.
Elle est également l'une des autrices du site Desk Russie[10].
Depuis 2022, elle enseigne à l'université de la Sorbonne (séminaire de Master 2 Recherche en histoire de l'art, architecture moderne) et fait partie de l'école doctorale ED 124[11].
Vie privée
Elle est mariée avec l'historien de l'art Philippe Malgouyres.