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Olga Poblete

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Olga Poblete
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Biographie
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Olga Poblete Poblete, née le à Tacna et morte le à Santiago[1], est une féministe, dirigeante sociale, historienne, formatrice d'enseignants et enseignantes, professeure et universitaire chilienne.

Enfance et études

Olga Poblete naît dans la ville de Tacna le 21 mai 1908[2], son mère est Luisa Poblete, une couturière célibataire[3],[4].

Elle s'installe à Santiago, où elle poursuit ses études à l'Institut pédagogique de l'université du Chili. Elle y obtint son diplôme en 1929 en tant que professeure d'histoire, de géographie et d'éducation civique[2]. Au cours de ses premières années d'enseignement, elle est professeure dans les lycées pour filles no 2 et no 3 de Santiago[5].

Carrière

Elle est professeure et fondatrice du Liceo Experimental Manuel de Salas (es), premier centre d'expérimentation pour l'enseignement secondaire, dont elle affirme qu'il « était un lieu magnifique d'étude et de créativité, chargé de défis, qui provenaient tant de l'essai pédagogique que du poids des préjugés et des remises en question agressives apportées par la communauté voisine »[2].

Elle se distingue également dans l'enseignement universitaire en tant que professeure d'histoire de l'Extrême-Orient et de l'Afrique au département d'histoire de la faculté de philosophie et d'éducation de l'université du Chili, première femme professeure d'université en Amérique latine[2].

Engagement politique

En 1939, elle fonde avec son amie militante Elena Caffarena et Graciela Mandujano (es) le Mouvement pour l'émancipation des femmes du Chili (es) (MEMCH). Poblete dit que « le MEMCH a été pour moi une grande école de civisme et de féminisme. Jusqu'alors, j'avais enseigné l'histoire au « genre masculin » ; je parlais d'événements mettant en scène des dirigeants, des leaders, des écrivains, des philosophes. Je me suis mise à me demander : et les femmes, où étaient-elles ? Que faisaient-elles ? Elena Caffarena et Marta Vergara en savaient beaucoup plus que moi, grâce à leurs lectures et à leurs nombreuses réflexions. Grâce à elles, j'ai commencé à comprendre et à réfléchir »[2].

Olga Poblete mène une vie politique très active. Elle affirme que « certes, la rébellion est le dernier recours, mais jusqu'où peut mener l'accumulation des derniers recours ? Il ne peut y avoir d'ordre, selon le principe juridique, là où règnent la procrastination, l'arbitraire et l'injustice »[6].

Lorsque la guerre civile espagnole éclate, Poblete se solidarise avec le camp républicain en participant à l'organisation du Secours rouge international qui collecte de la nourriture et des médicaments pour les réfugiés[3]. Elle œuvre pour la victoire du Front populaire qui conduit Pedro Aguirre Cerda à la présidence en 1938[3]. Elle contribue significativement dans le domaine de la pédagogie et du militantisme féministe[2]. Outre les droits des femmes, elle s'intéresse également aux questions de développement individuel et de bien-être[7],[8].

En 1940, elle se rend aux États-Unis pour perfectionner ses études d'enseignement en histoire et en géographie et, quelques années plus tard, le largage de la bombe atomique sur Hiroshima et le racisme la poussent à rejoindre le mouvement pacifiste[6].

Elle revint en 1947 avec une maîtrise en éducation de l'université Columbia[9], et, lorsque le Mouvement des partisans de la paix est créé en 1948, elle est l'une des premières à y adhérer et fut nommée secrétaire générale, fonction qui l'amène à exposer dans divers forums sa thèse qu'elle résume par la phrase « Rien de ce qui est humain ne m'est étranger »[3].

En 1952, elle obtient la chaire d'histoire à l'Institut pédagogique, puis est nommée professeure titulaire à la Faculté de philosophie et de lettres de l'université du Chili, institution dont elle devient doyenne en 1970[9].

Elle écrit des livres d'enseignement sur l'histoire universelle, la culture chinoise et de nombreuses biographies, dont une consacrée à son amie et camarade Elena Caffarena.

Elle est considérée « comme l'une des figures nationales les plus importantes du siècle dernier en matière de lutte et de réflexion sur les droits et l'égalité des femmes, les droits humains et la paix mondiale »[9].

Après le coup d'État du 11 septembre 1973, la dictature d'Augusto Pinochet prend le contrôle de l'université du Chili. Poblete, alors âgée de 65 ans, ne se laisse pas intimider par la répression croissante et organise la distribution de « paniers alimentaires » aux ouvriers, donne des conférences, monte des expositions et « encourage par son exemple les organisations de femmes à s'unir face à la dictature »[3], devenant ainsi, comme elle le dit elle-même, une « éducatrice clandestine »[6],[10].

En 1990, elle rédige son dernier essai intitulé La Guerra, La Paz, Los Pueblos[6].

Mort

Elle meurt à Santiago du Chili le 17 juillet 1999, « laissant dans la mémoire de générations d'anciens élèves le souvenir d'une personne humaine et engagée dans la formation de personnes solidaires et conscientes de la réalité chilienne »[2].

Œuvres

Récompenses et distinctions

Notes et références

Voir aussi

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