Arrestation dans le cadre des marches du 22 septembre 2020
Accusé de tentative de révolution[2], il séjourne depuis 5 ans et 12 jours dans les geôles de l'administration camerounaise[4].
Déroulement
Olivier Bibou Nissack est interpellé à son domicile par les forces de l'ordre le . Il est arrêté et incarcéré dans le cadre des marches du 22 septembre 2020 au Cameroun. Transféré du Secrétariat d’État à la Défense (gendarmerie), il séjourne à la prison centrale de Kondengui[1] depuis le 03 (4 ans, 11 mois et 1 jour)[2].
Condamnation à 7 ans de prison
Lundi 27 décembre 2021, alors que les yeux sont rivés sur la Coupe d’Afrique des nations de football 2021 commençant le 9 janvier 2022, Olivier Bibou Nissack fait partie de la cinquantaine d’opposants camerounais condamnés pour «insurrection», «rébellion» ou «atteinte à la sûreté de l’État»[5].
Le tribunal militaire de Yaoundé, présidé par le colonel Misse Njone Jacques Beaudoin, a également prononcé la condamnation de près de cinquante autres militants du MRC. Ils avaient été arrêtés à la suite de la manifestation du 22 septembre 2020. Les peines vont d'une à six années d’emprisonnement[5].
Aucun des accusés, ni leurs avocats ne s'est rendu au procès ; choisissant de contester la compétence du tribunal[5],[6].